Bien qu’il fût couvert par une assurance médicale de voyage, un Ontarien hospitalisé pendant plus d’une semaine alors qu’il était en vacances au Mexique s’est retrouvé avec une facture médicale de 147 502 $.
En avril 2024, Bahoz Ali, d’Oshawa, s’est rendu au Mexique avec sa petite amie. Avant de partir à l’étranger, il avait souscrit la police d’assurance voyage Global Youth All-Inclusive.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«Quelques mois avant de planifier notre voyage, ma compagne et moi avons réservé le voyage. Nous avons payé l’assurance voyage comme d’habitude», a-t-il révélé.
Une semaine avant leur vol pour Cancún, il sentait qu’il avait la grippe et s’est rendu dans une clinique sans rendez-vous.
«Je suis allé voir un médecin, qui a confirmé qu’il s’agissait d’une maladie banale et que je devrais être en parfaite santé pour partir en voyage», a confié M. Ali.
Cependant, deux jours après son arrivée à l’hôtel, il a commencé à se sentir mal. Il a ensuite subi plusieurs crises, nécessitant des soins d’urgence, et peu après, il est tombé dans le coma.
«À ce moment-là, mon cerveau s’est engourdi, et je ne me souviens plus de grand-chose de ce qui s’est passé par la suite», a-t-il précisé à CTV News.
Il a été soigné au Mexique pendant huit jours, mais la nature exacte de son problème de santé n’était pas claire. Il a été décidé qu’il serait rapatrié au Canada par ambulance aérienne.

Il a continué à recevoir des soins à son retour au Canada, et toutes ses factures ont été payées. Cependant, un an plus tard, on lui a annoncé que sa demande de remboursement avait été refusée et qu’il devrait rembourser 147 502$.
«On ne peut pas s’attendre à ce qu’un ménage ordinaire paie plus de 147 000$», a déploré Hano, le frère de Bahoz Ali.
Pourquoi sa demande a été refusée?
Une enquête sur la demande a révélé que l’homme s’était rendu dans une clinique sans rendez-vous avant son voyage. Selon la police d’assurance de Manuvie, les assurés doivent être en bonne santé depuis 90 jours avant leur départ.
Lorsque CTV News a contacté Manulife au nom de Bahoz Ali, un porte-parole a répondu par communiqué : «Manulife peut confirmer que les dossiers médicaux indiquent qu’avant son départ, M. Ali présentait des symptômes et avait consulté un médecin pour une affection préexistante. En vertu de la police, cette affection relevait de la période de stabilité de trois mois précédant le départ. Comme l’affection était connue au moment du voyage en raison des soins médicaux antérieurs, cela a eu une incidence sur l’application de la couverture.»
«Cette situation souligne l’importance de bien comprendre la couverture d’assurance voyage, car les polices contiennent des modalités, des conditions et des exclusions spécifiques. Manuvie encourage les voyageurs à examiner attentivement leur police et à communiquer à l’avance les informations médicales pertinentes, y compris s’il y a eu des changements depuis la souscription. Nos équipes d’assistance en matière d’assurance sont également disponibles pour répondre aux questions et aider les assurés à bien comprendre leur couverture», a-t-on ajouté.
Selon la décision de Manuvie, la demande d’indemnisation n’est pas admissible à la couverture et au paiement d’un montant de 147 502$ dû à Global Excel Management.
«C’est vraiment triste»
Martin Firestone, président de la compagnie d’assurance voyage Travel Secure Inc., a affirmé à CTV News qu’il s’agissait d’une situation malheureuse.
«C’est vraiment triste parce que c’est beaucoup d’argent», a-t-il dit.
La famille a depuis fait appel à deux reprises, sans succès.

«Les médecins ici affirment que cela n’avait rien à voir avec la grippe ou l’un des symptômes qu’il présentait, mais la compagnie d’assurance soutient qu’il existe un lien entre les deux. C’est là le problème», a expliqué M. Firestone.
Quant au père d’Ali, il se dit reconnaissant envers ses amis et sa famille, ainsi que pour le soutien de la communauté, mais estime que tout le monde devrait savoir que même si l’on dispose d’une assurance voyage, les frais médicaux ne sont pas forcément couverts.
«Je ne pense pas que les Canadiens soient en sécurité lorsqu’ils partent en voyage, car lorsqu’ils en ont besoin, on peut leur trouver une excuse pour ne pas payer», a soutenu Rahim Ali.
Avec la collaboration de Farah Chandani pour CTV News

