Société

Hausse de signalements à la DPJ: «si on ne fait rien, ces enfants-là vont se retrouver à la rue»

«Ça fait plusieurs années qu’on lève des drapeaux rouges», a déploré Nancy Audet.

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Hausse de signalements à la DPJ: «si on ne fait rien, ces enfants-là vont se retrouver à la rue» Nancy Audet est grandement préoccupée. «On est rendus à plus de 144 000 signalements» qui ont été faits à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), a déploré la cofondatrice d’Ékip Jeunesse. Il s’agit d’une augmentation de 22% depuis 2020.

Nancy Audet est grandement préoccupée. «On est rendus à plus de 144 000 signalements» qui ont été faits à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), a déploré la cofondatrice d’Ékip Jeunesse. Il s’agit d’une augmentation de 22% depuis 2020.

En entrevue sur les ondes de Noovo Info jeudi, elle sonne l’alarme. «Ça fait plusieurs années qu’on lève des drapeaux rouges, maintenant c’est urgent de passer à l’action. Ces enfants vont vivre des conséquences si on ne s’attaque pas au problème et qu’on se donne les moyens d’aider ces enfants», a-t-elle lancé dans un long cri du cœur.

Mme Audet dénonce le manque de ressources afin de venir en aide aux jeunes Québécois.

«Il n’y a pas de réponse, on est sur des listes d’attente. Pendant ce temps, les situations se compliquent. Et qui paye le prix? Ce sont les enfants.»

En vue de la campagne électorale, Mme Audet croit fermement que les différents partis politiques doivent s’entendre que la maltraitance des enfants «est une urgence de santé publique au Québec».

«Ils doivent s’engager. Il n’y a pas de partisanerie quand on parle de bien-être des enfants. Si on ne fait rien, ces enfants-là vont se retrouver à la rue», a-t-elle conclu.

À voir dans la vidéo.