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Grève des professionnels au Laboratoire de santé publique du Québec

La grève doit débuter à 00h01 dans la nuit de mardi à mercredi, pour prendre fin vendredi à 23h59.

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Un employé de laboratoire tient un spécimen qui doit être analysé. Photo prise à Surrey, en Colombie-Britannique. Un employé de laboratoire tient un spécimen qui doit être analysé. Photo prise à Surrey, en Colombie-Britannique. (DARRYL DYCK)

Une grève touchera le Laboratoire de santé publique, à Sainte-Anne-de-Bellevue, alors que des professionnels y débraieront durant trois jours mercredi, jeudi et vendredi.

Le Syndicat des professionnel(le)s du Laboratoire de santé publique du Québec, affilié à la CSQ, y représente des diplômés universitaires autres que les médecins. La convention collective est échue depuis le 31 mars 2023.

La grève doit débuter à 00h01 dans la nuit de mardi à mercredi, pour prendre fin vendredi à 23h59.

L’Institut national de santé publique du Québec, auquel le Laboratoire est rattaché, a fait savoir que «les négociations se poursuivent avec l’unité d’accréditation affiliée à la CSQ regroupant les professionnels du LSPQ. Nous demeurons pleinement confiants envers le travail du comité de négociation».

Le Laboratoire offre des services spécialisés en infectiologie, surveillance de laboratoire des infections, urgences ou menaces infectieuses, biosécurité, recherche et développement, entre autres.

Le Tribunal administratif du travail a jugé suffisante la liste de services essentiels à fournir durant le débrayage — une liste sur laquelle l’employeur et le syndicat s’étaient déjà entendus.

Celle-ci prévoit qu’aucun salarié en grève ne sera appelé à se présenter au travail de façon préventive. Toutefois, des professionnels désignés pourront être rappelés en cas de besoin, notamment pour valider des rapports d’analyse qui pressent ou si un médecin demande un résultat qui influencerait immédiatement un traitement, indique le Tribunal dans sa décision.

L’entente prévoit également que si une situation exceptionnelle ou urgente mettant en cause la santé ou la sécurité de la population survenait, le syndicat fournirait le personnel nécessaire.

«Après en avoir fait l’examen, le Tribunal évalue que l’entente intervenue entre les parties relative aux services essentiels à maintenir durant la grève est suffisante pour que la santé ou la sécurité publique ne soient pas mises en danger», a statué la juge administrative Johanne Despatis.

Autre entente entérinée

Par ailleurs, une entente de principe est aussi intervenue avec un syndicat de professionnels, cette fois travaillant pour l’Institut national de santé publique du Québec, à Montréal et Québec, et elle a été entérinée.

Les 400 membres du Syndicat des professionnel(le)s de la santé publique du Québec, aussi affilié à la CSQ, ont entériné l’entente de principe dans une proportion de 98 %. La convention collective était échue depuis 2023.

Ces professionnels produisent des études et des rapports en lien avec la santé publique, traitant de toxicologie, d’épidémiologie, d’inégalités sociales en santé, de santé au travail, de dépistage du cancer et autres

Le président du syndicat, Étienne Pigeon, s’en est réjoui. «Non seulement nous recevrons enfin les conditions salariales obtenues par l’ensemble des employés de l’État il y a deux ans, mais nous avons aussi réussi à régler de nombreuses clauses normatives qui nous tenaient à coeur depuis un certain temps.»

L’INSPQ s’est dit «pleinement satisfait de la ratification de l’entente de principe conclue avec les membres du personnel professionnel de l’unité d’accréditation de Québec et Montréal affiliée à la Centrale des syndicats du Québec».

«Cette entente nous permettra de travailler ensemble à la réalisation de notre mission essentielle pour la santé publique des Québécoises et Québécois», a commenté l’INSPQ.

Lia Lévesque

Lia Lévesque

Journaliste