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Grand Splash: des dizaines de baigneurs plongent dans le canal de Lachine

Le Grand Splash est un évènement annuel organisé depuis 23 ans par la Fondation Rivières.

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Des dizaines de Montréalais ont participé au 23e Grand Splash, en se baignant dans le canal de Lachine pour revendiquer un meilleur accès public aux berges, le dimanche 12 juillet 2026, à Montréal. LA PRESSE CANADIENNE/Samira Ait Kaci Ali Des dizaines de Montréalais ont participé à la 23e édition du Grand Splash, en se baignant dans le canal de Lachine pour revendiquer un meilleur accès public aux berges, le dimanche 12 juillet 2026, à Montréal. LA PRESSE CANADIENNE (Samira Ait Kaci Ali)

Des dizaines de Montréalais ont sauté dimanche dans le canal de Lachine pour se rafraîchir, mais surtout pour revendiquer l’accès public aux berges de la métropole.

Le Grand Splash est un évènement annuel organisé depuis 23 ans par la Fondation Rivières, un organisme qui milite pour protéger et valoriser les cours d’eau de la province.

Sous un ciel dégagé, les baigneurs, tous vêtus de gilets de sauvetage, ont commencé à plonger par vague vers midi alors que le mercure affichait 26 degrés Celsius. Selon Fondation Rivières, 310 personnes ont plongé dans le canal de Lachine.

Des sauveteurs surveillaient les participants depuis les quais, alors que des enfants s’amusaient à éclabousser leurs parents. Les enfants les plus téméraires s’élançaient en effectuant des pirouettes, d’autres se laissaient flotter sur des bouées gonflables en forme d’animaux. Des parents pouvaient être vus en train de lancer leurs enfants à l’eau depuis les quais, le tout dans une ambiance conviviale et trépidante.

«L’eau est écœurante, l’eau est chaude, l’eau est bonne !», s’est exclamé Sébastien Pagé, un résident de Lachine qui terminait sa baignade.

«On le fait pour pouvoir se baigner en eaux libres, parce que les berges appartiennent aux citoyens», a déclaré Catherine Saint-Cyr, qui se séchait près du quai.

«Je pense que c’est important aussi pour les gens qui n’ont pas d’air climatisé de pouvoir venir se rafraîchir ici», a-t-elle enchéri.

La tradition estivale se déroule généralement au Vieux-Port de Montréal, mais cette année, la Fondation Rivières s’est associée avec On veut se baigner — Lachine, une initiative citoyenne qui réclame la mise en œuvre d’une piscine en eau libre, là où les eaux du canal de Lachine se jettent dans le lac St-Louis.

Les baigneurs on fait écho à cette revendication, scandant à plusieurs reprises «la baignade en eau libre» depuis le canal.

L’arrondissement de Lachine, sous la gouverne de Projet Montréal, avait amorcé les démarches pour permettre la baignade dans ce cours d’eau, mais la nouvelle administration a décidé de renoncer au projet, estimant les coûts d’aménagement trop élevé.

L’actuelle mairesse de l’arrondissement, Julie-Pascale Provost, élue sous la bannière d’Ensemble Montréal, a affirmé que la Ville devrait débourser 500 000$ en installations et en salaire pour permettre la baignade dans le lac St-Louis.

Le regroupement citoyen On veut se baigner — Lachine rejette ces estimations. Selon des documents consultés par les membres de l’organisme, notamment par l’entremise de la Loi à l’accès à l’information, les coûts réels seraient de 236 000 $, a indiqué Valérie Léger, porte-parole de On veut se baigner — Lachine.

Cette somme comprend «quatre quais, des échelles, le salaire des sauveteurs, un bloc sanitaire pour se changer et de la signalisation pour communiquer les avertissements de température au besoin», a expliqué Mme Léger.

Le directeur général de la Fondation Rivières, André Bélanger, a fait valoir qu’il était plus dispendieux de construire une piscine municipale, que d’offrir un accès public sécuritaire aux berges.

L’évaluation des frais pour un bassin public se situe dans les centaines de milliers de dollars alors qu’une piscine municipale monopolise des millions de dollars, a expliqué M. Bélanger.

La Presse Canadienne a envoyé une demande de commentaire à la mairie de l’arrondissement de Lachine, mais n’avait toujours reçu de réponse.

Samira Ait Kaci Ali

Samira Ait Kaci Ali

Journaliste