Gisèle Pelicot, qui est devenue - malgré elle - un symbole mondial de la lutte contre les violences sexuelles après le procès de Mazan, raconte son histoire dans un premier livre.
Coécrit avec la journaliste et romancière Judith Perrignon, Et la joie de vivre se présente comme un «récit bouleversant» retraçant le parcours de la femme de 73 ans et sa décision de rendre public le procès de ses agresseurs.
«Je voudrais par ce livre mettre des mots sur ce que j’ai traversé. Dire que je n’ai plus peur d’être seule, que j’ai retrouvé la joie de vivre. Dire que je suis vivante. »
— Gisèle Pelicot
«Cette histoire ne m’appartient plus totalement. Elle a réveillé une douleur muette et profonde, montée de la nuit des temps. Elle a suscité la sidération», a expliqué Mme Pelicot par communiqué. «Comment comprendre ce qui m’est arrivé, ce que mon calvaire a ensuite déclenché? Il m’a fallu marcher le long d’une faille, la mienne. Comme le funambule sur la corde raide, je dois avancer.»
L‘ouvrage paraîtra le 17 février par les éditions Édito.
Procès des viols de Mazan
En 2024, son mari Dominique Pélicot avait été condamné à 20 ans de prison pour l’avoir droguée pour la violer et la livrer à des dizaines d’inconnus dans leur maison de Mazan, entre 2011 et 2020.
Cette affaire judiciaire, qui se déroulait en France, avait retenti jusqu’à l’international. Après un long procès de quatre mois avec 51 accusés en 2024 et un autre procès en appel en automne 2025, Mme Pelicot peut désormais se concentrer sur «sa nouvelle vie et sur son avenir», comme avait dit son avocat aux médias.
Le courage dont a fait preuve Gisèle Pelicot en renonçant à son droit à l’anonymat, et en obtenant avec succès que les audiences soient publiques, avait alimenté les discussions en France sur la manière de mieux protéger les femmes et sur le rôle que les hommes peuvent jouer dans la poursuite de cet objectif.
«Je n’ai jamais regretté ce choix», avait fait savoir Gisèle Pelicot à propos de sa décision d’ouvrir les portes du procès au public.
Avec des informations de l’Agence France-Presse

