Une Ontarienne qui rentrait à Toronto après avoir visité Vancouver raconte son histoire après avoir été victime d’une arnaque sur les réseaux sociaux qui lui a coûté 3000$.
Traci Healy, de Fonthill, en Ontario, une ville située près des chutes du Niagara, s’est rendue en Colombie-Britannique en mars dernier. Bien qu’elle a passé un excellent séjour et a apprécié son temps sur la côte Ouest, son retour ne s’est pas déroulé comme prévu.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
C’est en avril, alors que Mme Healy était en route vers Toronto, qu’elle a manqué sa première correspondance entre Victoria et l’aéroport de Vancouver. Bien qu’elle soit arrivée à temps pour la deuxième correspondance au départ de l’aéroport de Vancouver, on lui a refusé l’embarquement.
«Je n’étais pas contente, j’étais vraiment bouleversée», a-t-elle raconté. «Je me suis donc retrouvée assise à l’aéroport, en pleine panique, parce que je devais rentrer chez moi à Toronto et que je devais travailler le lendemain.»
Mme Healy a décidé d’exprimer sa frustration en communiquant avec WestJet par l’entremise des médias sociaux.
«Je me suis connectée à Facebook, j’ai trouvé le groupe Facebook du service à la clientèle de WestJet et j’ai dit que je n’arrivais pas à croire que cela soit arrivé», a expliqué Mme Healy.
Elle a raconté que presque immédiatement après avoir publié sa plainte dans la section des commentaires de la page officielle de WestJet, elle a reçu des messages de personnes se présentant comme des employés de WestJet désireux de l’aider.
Mme Healy a expliqué à CTV News que des personnes se faisant passer pour des agents du service à la clientèle lui avaient demandé de les ajouter comme amis sur Facebook et lui avaient envoyé des messages privés affirmant pouvoir lui obtenir un remboursement.
«“Nous voulons régler cette situation pour vous. Nous allons vous rembourser et payer votre vol de retour”», a-t-elle rapporté sur ce que ces personnes lui avaient dit.
On a demandé à Mme Healy ses renseignements de carte de crédit et ses coordonnées bancaires afin de lui verser un remboursement de 3000$, mais au lieu de cela, de l’argent a été prélevé de son compte.
«J’ai donc été victime d’une fraude de 3000$ de la part d’une personne prétendant être un représentant du service à la clientèle de WestJet au Kenya», a déploré Mme Healy.
CTV News a contacté WestJet au nom de Mme Healy, et un porte-parole a déclaré dans un communiqué : «La sécurité de nos clients est notre priorité absolue. WestJet ne demandera jamais de paiement ni de renseignements personnels sensibles par des voies non officielles, telles que des messages ou des appels non sollicités sur WhatsApp, ou des comptes de médias sociaux non vérifiés.»
«Si les clients ne sont pas certains d’être contactés par un représentant vérifié de WestJet, nous les encourageons à consulter notre site web: Avis aux voyageurs | Site officiel de WestJet et à nous contacter directement.»
Les experts en cybersécurité recommandent d’éviter de publier du contenu en ligne et de ne pas interagir avec les entreprises par l’intermédiaire des plateformes de médias sociaux.
«Les criminels surveillent les sections de commentaires des marques reconnues», a mentionné Claudiu Popa, expert en cybersécurité et fondateur de la KnowledgeFlow Cybersafety Foundation.
M Popa suggère également que, si vous traitez avec des entreprises en ligne, il est important de ne communiquer avec elles que par les canaux habituels.
«Ce qu’elles doivent vraiment dire, c’est: “Communiquez avec nous par l’entremise de notre numéro de téléphone publié, et nous vous aiderons.” Il ne faut faire confiance à rien d’autre», a-t-il ajouté.
Quant à Mme Healy, celle-ci affirme qu’elle aurait dû remarquer certains signaux d’alerte, mais qu’à ce moment-là, elle était à bout de nerfs et frustrée d’être coincée à l’aéroport.
«Je n’arrive pas à croire que je me sois fait avoir. Il m’a prise à un moment où j’étais une proie facile», a-t-elle dit.
Avec des informations de Farah Chandani pour CTV News

