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Faute d'emplacement, l'Afrofest de Toronto n'aura pas lieu cet été

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Des coureurs passent près du parc Woodbine, à Toronto, le 24 septembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE/Paige Taylor White Des coureurs passent près du parc Woodbine, à Toronto, le 24 septembre 2024. LA PRESSE CANADIENNE (Paige Taylor White)

Le festival annuel de musique africaine de Toronto n’aura pas lieu cet été, les organisateurs et la ville n’ayant pas réussi à trouver un autre emplacement pour accueillir l’événement, qui n’a pas pu obtenir de permis en raison de problèmes de capacité d’accueil.

Music Africa of Canada, l’organisme qui gère l’Afrofest, a invoqué des inquiétudes liées à la réduction de la capacité d’accueil du Woodbine Park, qui accueille le festival depuis de nombreuses années.

Les organisateurs ont déclaré que la ville leur avait indiqué que la capacité d’accueil du parc serait plafonnée à 5000 personnes par jour, alors que sa capacité habituelle est de 17 000 personnes.

La ville a contesté cette restriction dans un communiqué publié jeudi, affirmant qu’«il n’y a tout simplement aucun événement rassemblant plus de 5000 personnes par jour prévu cette année au Woodbine Park».

Quoi qu’il en soit, les organisateurs ont précisé qu’Afrofest attire généralement jusqu’à 40 000 personnes en une seule journée, ce qui obligerait des milliers de personnes à attendre devant les grilles.

Des responsables municipaux ont indiqué avoir collaboré avec les organisateurs pour étudier d’autres lieux, mais des facteurs tels que la disponibilité et le coût ont écarté toute possibilité de changement de site.

Cela aurait été le 38e festival, l’une des plus anciennes célébrations culturelles africaines du Canada et le plus grand festival gratuit de musique africaine d’Amérique du Nord.

Les organisateurs ont expliqué avoir rencontré des retards dans l’obtention du permis pour l’événement, initialement prévu mi-août, et n’avoir reçu les instructions définitives de la ville qu’en juin — ce qui leur a laissé peu de temps pour trouver un nouveau site.

Même avec les mesures de sécurité prévues, dont la mise en place d’un système de billetterie et de barrières, les organisateurs ont estimé que des milliers de personnes se présenteraient probablement quand même dans l’espoir de pouvoir entrer, ce qui créerait un risque qu’ils ne pourraient pas gérer de manière responsable.

La ville a déclaré qu’elle collaborerait avec les organisateurs au cours des prochains mois pour préparer l’édition de l’année prochaine, saluant les «efforts déterminés» de Music Africa pour trouver une solution.

«Ce délai supplémentaire permettra à l’Afrofest et à la ville de travailler ensemble au cours des prochains mois à la planification du festival de 2027, notamment en trouvant un lieu adapté», a soutenu Pat Tobin, directeur général du développement économique et de la culture de Toronto, dans un communiqué.