Société

Épouse recherchée: il paie pour des publicités afin de trouver l’âme sœur

Jusqu’où iriez-vous pour trouver l’âme sœur?

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Marry Spencer Un panneau publicitaire «Marry Spencer» à Edmonton, le 28 mars 2026. (Nahreman Issa/CTV News Edmonton)

Spencer Griffin-Beale est célibataire et à la recherche de l’amour. C’est du moins ce qu’annoncent les panneaux d’affichage qu’il a payés des milliers de dollars et qui sont disséminés partout à Edmonton.

Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.

«Le mariage est très important pour moi, et je cherche une partenaire de vie, une épouse», a déclaré cet ouvrier de 40 ans travaillant dans les champs pétroliers et le secteur de la construction.

La nature solitaire et très masculine de son métier ne lui a toutefois pas vraiment favorisé les rencontres amoureuses.

Il tente quand même sa chance avec les rendez-vous à l’aveugle traditionnels, en fréquentant les bars, en participant à des soirées de speed dating ou en utilisant des applications. Les affiches publicitaires visent toutefois à le démarquer des autres célibataires sur le marché.

«Je sais que ma méthode est assez peu conventionnelle, mais je devais sortir des sentiers battus et trouver un moyen de me démarquer davantage de tous les profils en ligne.»

—  Spencer Griffin-Beale
Marry Spencer Spencer Griffin-Beale le 28 mai 2026. (Nahreman Issa/CTV News Edmonton)

«Je suis l’un des derniers de ma famille élargie et de mon cercle d’amis à ne pas encore être marié, alors ça me touche particulièrement. J’ai toujours voulu rencontrer quelqu’un, et je pensais que ça serait déjà arrivé.»

Sa nouvelle inspiration vient d’une tendance vieille de plusieurs décennies : celle de publier des petites annonces dans les journaux.

«Mais en 2026, beaucoup de gens ne lisent plus le journal, alors je me suis dit: comment puis-je me faire connaître pour que beaucoup de femmes célibataires me voient?»

La réponse: un panneau d’affichage. Et maintenant, un article de CTV News.

Marry Spencer Spencer Griffin-Beale sur une photo non datée. (Source: marryspencer.ca)

Les annonces publiques dirigent les célibataires potentiels vers son site Web personnel, où il présente ses qualifications et ses centres d’intérêt : un fan de métal qui ne fume pas et ne boit pas, et qui aime les voyages, la photographie et le cinéma.

Les efforts de Griffin-Beale lui ont jusqu’à présent valu des encouragements, un rendez-vous et un «troll» qui s’est moqué de lui.

«Je m’attendais à bien pire», a-t-il dit à propos des critiques en ligne. Cela ne l’a pas découragé.

Comment notre quête de l’amour a-t-elle évolué en 2026?

Dans un monde des rencontres moderne fait de glissements automatisés et de personnalisation hyper-en ligne, la marieuse Megan Tyschuk salue l’approche unique de M. Griffin-Beale.

«Si vous voulez vraiment vous y mettre, pourquoi pas?», a-t-elle soutenu à CTV News Edmonton.

Elle raconte avoir vu des clients utiliser des cartes de visite, des codes QR ou même se promener dans les bars avec des timbres personnalisés pour attirer l’attention des gens.

«C’est une façon de dire en substance: “Hé, tu m’intéresses, mais tu peux faire ce que tu veux de cette information”», a-t-elle expliqué.

Nicolette Little, professeure en technologie et médias à l’Université de l’Alberta, affirme que notre dépendance croissante envers les plateformes de rencontres en ligne pourrait nous être moins profitable qu’elle ne l’est pour les actionnaires – un processus parfois qualifié d’«enshittification».

«Les algorithmes décideront de ce que nous voyons ou non, de qui nous voyons, et nous savons que cela est dicté par la recherche de profit des différentes entreprises qui gèrent ces applications de rencontre», a-t-elle expliqué.

«Les entreprises gagnent beaucoup plus d’argent si nous continuons à faire défiler les profils plus longtemps, donc on ne nous montre pas nécessairement les meilleurs matchs.»

—  Nicolette Little, professeure en technologie et médias

L’autre facteur à prendre en compte concerne les profils de rencontre générés par l’IA, les bots ou les arnaques de type «catfishing».

«Nous sommes confrontés à de nombreux problèmes liés aux deepfakes… beaucoup de préoccupations concernant les personnes mal intentionnées ou peut-être les utilisateurs malhonnêtes, ainsi que les outils numériques perfectionnés qui permettent aux gens de ne pas se présenter tels qu’ils sont réellement», a affirmé Mme Little.

«Nous vivons également dans une société où les taux de violence sexiste sont en hausse, et ce n’est pas tout : je pense que les gens veulent sortir après les confinements… on assiste à un regain d’intérêt pour le speed-dating.»

M. Little, tout comme Mme Tyschuk, souhaite à M. Griffin-Beale bonne chance et beaucoup d’amour dans sa grande quête d’un partenaire.

M. Griffin-Beale espère que cette couverture médiatique continue élargira son champ d’action.

«N’ayez pas peur de tendre la main. Mes photos sur le site peuvent sembler méchantes, mais je ne suis pas méchant.»

Avec des informations de Nahreman Issa pour CTV News Edmonton