Les quelque 3000 employés de bureau de Bell, au Québec et en Ontario, viennent de ratifier leur nouvelle convention collective d'une durée de quatre ans.
Celle-ci a été entérinée dans une proportion de 92 % — un pourcentage que le syndicat Unifor qualifie d'historique chez Bell.
Il s'agit d'employés de bureau, qui travaillent au réseau, au service de la paie, à la perception, aux comptes affaires et résidentiels, par exemple.
Le principal enjeu était le télétravail et les syndiqués ont réussi à atteindre leur objectif en maintenant la protection du travail à domicile, rapporte Unifor, qui est affilié à la FTQ au Québec. Cette politique sur le télétravail, appelée Workways, varie selon le département.
Les augmentations de salaire conclues sont de 2,7 % par année pour chacune des quatre années du contrat de travail 2025-2029.
Unifor souligne aussi qu'un comité mixte a été instauré avec l'employeur sur l'intelligence artificielle. Il sera «chargé d'examiner son introduction sur le lieu de travail, ainsi que de renforcer les exigences en matière de consultation pour tout changement technologique».
«Cette entente démontre clairement que, même dans un contexte de changements technologiques rapides, il est possible de protéger les emplois et d’améliorer les conditions de travail grâce à une négociation collective efficace», a commenté Daniel Cloutier, directeur québécois d’Unifor.
Le résultat de cette négociation entre Bell et Unifor «assure la stabilité, des augmentations salariales et un cadre essentiel pour l’introduction de l’IA», ajoute M. Cloutier.
«Bell se réjouit de la ratification de l’entente. Ensemble, nous sommes parvenus à une entente équitable qui nous aidera à offrir un service exceptionnel à nos clients», a commenté la direction de Bell.
Lia Lévesque, La Presse Canadienne

