Des travailleurs de l’usine d’Olymel à Berthierville ont entériné dans une proportion de 91% l’entente de principe qui était intervenue avec l’employeur pour renouveler la convention collective.
Le syndicat rapporte une augmentation de 2,35 $ l’heure dès la première année du contrat de travail d’une durée de cinq ans, en 2026. Suivra une augmentation de 80 cents l’heure en 2027, puis de 2,8% en 2028, de 2,8% en 2029 et de 3,3% en 2030. L’ensemble totalise environ 21% sur cinq ans, selon le syndicat.
La direction d’Olymel n’a pas voulu confirmer ces chiffres. Elle s’est néanmoins réjouie de l’entente intervenue et de sa ratification par les syndiqués de Berthierville. «Nous ne souhaitons pas commenter davantage les détails de l’entente. Nous tenons à remercier l’ensemble des parties impliquées pour leur travail dans le cadre de ce processus de négociation», a-t-elle fait savoir.
«Les travailleuses et les travailleurs ont de quoi être fiers. Leur bataille a permis des avancées sur les enjeux prioritaires qu’on avait identifiés, soit le salaire et la charge de travail. On ne fait pas un travail facile, mais avec cette négociation, on s’est donné les moyens d’améliorer notre quotidien», a commenté la présidente du syndicat, Caroll Turcotte.
Le syndicat évoque aussi, comme gain dans cette négociation, la mise en place d’un mécanisme pour réguler la charge et la cadence de travail.
Ces travailleurs sont environ 400, dont bon nombre de travailleurs étrangers temporaires, membres d’un syndicat rattaché à la Fédération du commerce, qui est affiliée à la CSN.
Les travailleurs sont des salariés de l’abattage (de poulet), de l’usine et de l’entretien/maintenance.
Les syndiqués avaient tenu une seule journée de grève, le 11 mai, à même leur mandat de moyens de pression qui consistait en cinq jours de grève.

