Un enfant de 2 ans qui chute du deuxième étage d’une garderie de Beauport: comment une telle chose aurait pu se produire? «Si c’est vrai, c’est impardonnable et catastrophique», s’insurge Samir Alahmad, président de l’Association des garderies privées du Québec (AGPQ).
C’est à la suite de révélations d’anciennes employées de la garderie Le monde des Frimousses sur la mauvaise gestion de l’établissement que M. Alahmad a réagi.
«J’espère que ces allégations sont fausses. Je ne veux plus jamais entendre ça de ma vie», a-t-il lancé lors d’un entretien avec Noovo Info. «Il faut agir de la bonne façon. Des gens doivent se rendre compte de ce qui se passe.»
Jamais M. Alahmad n’aurait pensé qu’un tel événement pouvait arriver et qu’on puisse «banaliser» le tout.
En effet, la garderie soutient qu’aucun n’enfant n’a chuté du deuxième étage. Or, une enquête du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) sur une possible chute est en cours.
Selon l’AGPQ, il ne faut pas banaliser les témoignages d’ex-employées, qui ont montré du doigt un climat toxique et des cas de maltraitance au sein de la garderie Le monde des Frimousses, à Québec.
Laurie Tremblay, une ancienne employée, a notamment accusé l’ex-directrice de la garderie d’avoir instauré un climat de «peur et de pouvoir» au fil du temps.
M. Alahmad martèle que ce sont des allégations graves - alors que les anciennes employées ont parlé à visage découvert - qui peuvent avoir un impact sur la sécurité et le bien-être de l’enfant.
«Ce n’est pas acceptable, c’est impensable. Ça n’a pas sa place nulle part», a-t-il martelé. «Tout ce qu’on a allégué, ce sont des choses qui contreviennent au bien-être des enfants.»
«Je n’arrive pas à accepter que ce soit arrivé. J’espère qu’il y aura une enquête avancée et poussée.»
— Samir Alahmad, président de l'Association des garderies privées du Québec
L’AGPQ soutient que les récits des anciennes employées de la garderie Le monde des Frimousses sont «loin d’être la norme» chez ses membres.
Une enquête toujours en cours
Pendant ce temps, le SPVQ dit poursuivre son enquête alors que des témoins doivent être rencontrés. La police indique à Noovo Info qu’une telle enquête peut prendre un certain moment, car plusieurs partenaires sont impliqués, comme la DPJ, le ministère de la Famille et les procureurs.
Le SPVQ n’avait aucune information concernant l’état de santé de l’enfant au moment d’écrire ces lignes.
De son côté, le ministère de la Famille dit avoir procédé à des inspections dans les derniers jours «afin de s’assurer de la conformité des lieux et continue de suivre la situation de près».
«Puisqu’une enquête policière est en cours, nous ne commenterons pas davantage», a conclu le ministère.


