Société

«Écœurant»: à deux semaines de la résidence permanente, les changements liés au PEQ le forcent à quitter le Québec

«Est-ce que j’ai envie de revenir dans un endroit où le gouvernement m’a laissé tombé?»

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PEQ: un Français de 25 ans devra quitter le pays, malgré lui Un jeune Français de 25 ans devra quitter le pays, malgré lui, puisqu’il est en quelque sorte tombé dans les craques du PEQ.

Les modifications apportées au Programme de l’expérience québécoise (PEQ) ne permettront pas à un jeune Français de 25 ans de rester au Québec, bien qu’il ne lui restait que deux semaines de travail pour remplir les conditions d’admissibilité à la résidence permanente.

Pierre Quéré est arrivé dans la Belle Province il y a trois ans avec un permis de travail issu du programme Jeunes Professionnels. Or, la suspension du PEQ en novembre dernier a chamboulé ses plans de vie. Et ce, malgré la réouverture du programme en juillet sous certaines conditions, il est toujours exclu du programme, à l’instar de dizaines de milliers d’immigrants.

Il devra quitter le pays en raison des règles qui ont été modifiées en cours de route, déplore-t-il.

«C’est écœurant», a laissé tomber celui qui devra plier bagages le 29 novembre prochain. «C’est trois ans de ma vie. Je parle français, je travaille temps plein, et ce n’est quand même pas assez.»

«Est-ce que j’ai envie de revenir dans un endroit où le gouvernement m’a laissé tombé?»

—  Pierre Quéré, jeune Français de 25 ans

Le jeune professionnel qui nous a reçus dans son appartement de Brossard œuvre dans le domaine audiovisuel pour le même employeur depuis son arrivée. Il s’est construit un cercle social tissé serré.

«Il y a une pénurie de main-d’œuvre, pourquoi ne pas avoir renouvelé les permis des personnes déjà présentes?» se questionne-t-il.

Québec solidaire (QS) et le Parti libéral du Québec (PLQ) sont plus favorables à un rétablissement complet du PEQ ou à l’instauration de clauses grand-père, contrairement à la Coalition avenir Québec (CAQ), le Parti québécois (PQ) et le Parti conservateur du Québec (PCQ).

M. Quéré exhorte le prochain gouvernement à intervenir dans le dossier du PEQ afin de permettre aux travailleurs de rester au Québec.

Devant l’impasse, les demandes d’aide pour des travailleurs immigrants se multiplient pour les cabinets d’avocats spécialisés en droit de l’immigration.

L’avocate Me Soraya Blouin souligne que le PEQ ne permet pas à Pierre Quéré d’avoir droit à un permis de travail transitoire qui lui permettrait de soutenir les délais engendrés par le PEQ.

De son côté, Pierre Quéré prévoit passer quelques mois en France après son départ du Québec, puis revenir au Canada mais en Ontario.

À voir dans la vidéo.