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Disparu depuis 70 ans, le bébé Maxime Ottawa rentre enfin à Manawan

Maxime n’avait que six mois lorsqu’il a été transporté seul à l’hôpital de La Tuque, puis à Québec, en 1954. Il n’est jamais revenu dans sa communauté.

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Disparu depuis 70 ans, le bébé Maxime Ottawa rentre enfin à Manawan La dépouille du bébé Maxime Ottawa est enfin rentrée chez lui lundi, après plus de 70 ans d’attente.

La dépouille du bébé Maxime Ottawa est enfin rentrée chez lui lundi, après plus de 70 ans d’attente.

Le cortège accompagnant le petit cercueil contenant ses restes devait arriver à Manawan vers midi. La dépouille sera ensuite exposée au gymnase de l’école, où se tiendra une veillée funèbre selon la coutume atikamekw.

Les citoyens de Manawan pourront également se recueillir mardi lors d’une soirée de prière et une cérémonie de chant d’honneur.

Maxime n’avait que six mois lorsqu’il a été transporté seul à l’hôpital de La Tuque, puis à Québec, en 1954. Il n’est jamais revenu dans sa communauté.

Il y a un an, Noovo Info révélait en primeur que la Cour supérieure du Québec avait autorisé son exhumation d’une fosse commune du cimetière Saint-Charles, à Québec. Le poupon y reposait avec d’autres enfants autochtones dont les familles avaient également perdu la trace.

Le frère de Maxime, Henri Ottawa, a toujours été préoccupé par la disparition du bambin. Sur son lit de mort, il a demandé à sa fille, Manon, de poursuivre les recherches pour retrouver Maxime.

Pendant plus d’une décennie, Manon Ottawa a mené des recherches pour retrouver son oncle. Cette quête de 12 ans a trouvé son dénouement lundi.

La cérémonie des mocassins, une tradition qui consiste à remettre au défunt une paire de mocassins pour le préparer à son voyage vers le monde des esprits, aura lieu mercredi matin. Les funérailles auront lieu en début d’après-midi.

Maxime Ottawa est le quatrième enfant autochtone à être rapatrié dans sa communauté afin d’y être inhumé.

Ce dénouement a notamment été rendu possible grâce à l’adoption de la Loi 79, qui oblige les institutions québécoises à transmettre aux familles les documents permettant de retracer le parcours d’enfants autochtones disparus après leur admission dans le réseau de la santé, dont les certificats de décès.

Tout au long du processus de recherches, la famille Ottawa a été accompagnée par l’Association Awacak, ainsi que par la Direction du soutien aux familles du Secrétariat aux relations avec les Premières Nations et les Inuit.