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Deux grèves chez Hydro-Québec: les parties s'entendent sur les services essentiels

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Un employé d'Hydro-Québec s'affaire à ses tâches près d'un camion de la société d'État. Photo prise le 4 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Christinne Muschi Un employé d'Hydro-Québec s'affaire à ses tâches près d'un camion de la société d'État. Photo prise le 4 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE (Christinne Muschi)

L’audience que devait tenir le tribunal concernant les services essentiels à maintenir durant deux grèves qui doivent avoir lieu chez Hydro-Québec n’a finalement pas eu lieu, les parties étant parvenues à une entente sur ces services, juste avant la tenue même de l’audience.

Les parties ont discuté toute la nuit jusqu’à vendredi matin, ont confirmé les deux sections locales concernées du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui est affilié à la FTQ.

Le Tribunal administratif du travail avait convoqué Hydro-Québec, vendredi matin, ainsi que les représentants de deux sections locales du SCFP, soit celle qui représente les 2700 technologues et celle qui représente les 6200 employés de métier.

Le plus gros des syndicats chez Hydro-Québec, soit celui des employés de métier, prévoit déclencher la grève à minuit, dans la nuit du mercredi 13 mai au jeudi 14 mai, pour une durée illimitée.

Ces conventions collectives sont échues depuis le 31 décembre 2023. Les parties négocient depuis plus de deux ans.

Le syndicat des technologues prévoit de même déclencher sa grève le 14 mai.

Dans les deux cas, il s’agira d’un refus de faire des heures supplémentaires.

La direction d’Hydro-Québec a indiqué que l’entente prévoit que «lors de pannes ou d’urgences, les employés devront maintenir les services essentiels en temps supplémentaire».

Même si les parties se sont entendues sur les services essentiels à maintenir, le dernier mot appartiendra au Tribunal administratif du travail. Celui-ci doit, dans tous les cas, décider si la liste de services essentiels proposés est suffisante pour ne pas nuire à la santé ou à la sécurité publique. Sa décision est attendue au début de la semaine prochaine.

Tant pour le syndicat des employés de métier que pour celui des technologues, la question du recours à la sous-traitance fait partie du litige.

Le syndicat des technologues ajoute au litige les demandes de l’employeur en termes de flexibilité.

Hydro-Québec s’est tout de même entendue avec d’autres syndicats, notamment celui des spécialistes et professionnels, qui compte 5500 membres, pour lequel la sous-traitance était également un enjeu.