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Deux féminicides en 48 heures: «Il faut en faire plus pour prévenir»

Pour le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale, il s’agit d’une «cruelle preuve» qu’il faut continuer le travail.

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Deux féminicides en 48 heures: «Il faut en faire plus pour prévenir» Les deux féminicides qui sont survenus en 48 heures dans le quartier Saint-Michel, à Montréal, sont «déconcertants» pour la première ministre Christine Fréchette, mais sont également la «cruelle preuve» qu’il faut continuer le travail, selon le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.

Les deux féminicides qui sont survenus en 48 heures dans le quartier Saint-Michel, à Montréal, sont «déconcertants» pour la première ministre Christine Fréchette, mais sont également la «cruelle preuve» qu’il faut continuer le travail, selon le Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale (RMFVVC).

«À l’heure actuelle, il y a des listes d’attente pour des services en hébergement. Il y aurait une demande sur deux d’hébergement qui ne trouverait pas de réponse positive. Donc il faut effectivement continuer, donner un coup de barre pour qu’on arrive à régler ce problème-là», soutient Louise Riendeau du RMFVVC.

Elle rappelle que le financement pour les hébergements pour les femmes victimes de violence est un investissement et que le manque à gagner de 35 millions de dollars permettra d’économiser notamment dans les soins de santé, les services policiers et dans le système de justice.

«Il faut voir que l’argent qu’on demande n’est pas tant une dépense qu’un investissement pour le futur. Les deux femmes qui ont été assassinées laissent derrière elles des enfants qui vont vivre toute leur vie avec les suites de la mort de leur maman. Donc je pense que c’est à prendre en considération», soutient Mme Riendeau.

Elle souligne qu’à l’heure actuelle, il est primordial d’éduquer nos jeunes sur les rapports égalitaires entre les hommes et les femmes.

«Il faut en faire plus pour prévenir. Les recherches nous montrent qu’on recule vis-à-vis la vision de l’égalité entre les hommes et les femmes. Maintenant, il y a plus de jeunes qui pensent que c’est normal qu’un homme mène dans sa famille. Donc ça, ça alimente la violence conjugale», dit-elle.

«Il faut vraiment travailler avec les jeunes, mais [aussi] avec toute la population, pour faire en sorte qu’on ait une vision de rapports qui soient égalitaires dans un couple. Et ça, ça va nous permettre de diminuer la violence conjugale», ajoute-t-elle.

Rappelons qu’une femme de 44 ans a été assassinée dans le quartier Saint-Michel, à Montréal, samedi dernier. Le suspect, son conjoint, est toujours à l’hôpital dans un état stable, après s’être infligé des blessures. Une autre femme dans la quarantaine a été retrouvée sans vie lundi dans un appartement du quartier Saint-Michel. Un homme, qui a été retrouvé blessé sur les lieux, est considéré comme une «personne d’intérêt» dans cette affaire.

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