Une porte-parole d’un groupe qui tente de briser le blocus naval israélien de Gaza pour acheminer de l’aide humanitaire a déclaré que deux Canadiennes qui avaient été arrêtées par Israël en mer Méditerranée ont été libérées.
Safa Chebbi indique avoir été informée, par l’organisateur de la flottille nommée Global Sumud Canada sur place en Grèce, que les deux Canadiennes se trouvaient à l’hôpital pour des examens médicaux.
La flottille Global Sumud a identifié les Canadiennes comme étant Marie Tota, une infirmière de l’Ontario, et Umir Tiar, une étudiante de Québec.
Elle a indiqué que Luiza Noura, une troisième Canadienne, avait été secourue par Greenpeace et l’ONG espagnole Open Arms après que son bateau eut été détruit et qu’elle se fût retrouvée à la dérive en mer.
Mme Chebbi précise que Mmes Tota, Tiar et Noura faisaient partie des militants dont les bateaux ont été interceptés cette semaine par la marine israélienne dans les eaux internationales, à des centaines de kilomètres de Gaza.
Israël affirme avoir relâché tous les militants sauf deux: un citoyen hispano-suédois d’origine palestinienne et un citoyen brésilien, qui ont été emmenés pour être interrogés.
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux après sa libération, Mme Tiar a déclaré que les captifs avaient été détenus dans des conditions inhumaines sur un navire dont les planchers avaient été délibérément inondés, et que certains d’entre eux avaient été placés au hasard en isolement.
«Certaines personnes ont été battues, touchées par des balles en caoutchouc, d’autres ont été traînées sur le sol par les bras et par le cou», a-t-elle affirmé.
Les autorités israéliennes n’ont pas immédiatement répondu aux accusations des militants. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a rapporté jeudi que les militants avaient été débarqués des navires de la flottille sains et saufs.
— Avec des informations de l’Associated Press
