Société

Des ratons laveurs dans son grenier: le ministère de l’Environnement lui interdit de les relocaliser

«J’ai voulu faire venir quelqu’un, mais c’est impossible.»

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Des ratons laveurs s’installent dans son grenier, mais elle ne peut pas les relocaliser Relocalisation et rage: une citoyenne de Sherbrooke fait face à un problème de ratons laveurs qui se sont installés dans son grenier.

Une résidente de Sherbrooke fait face à un problème de ratons laveurs qui se sont installés dans son grenier, mais une interdiction du ministère de l’Environnement de relocaliser les ratons laveurs, afin d’éviter la propagation de la rage, ne lui donne que très peu d’options.

«J’ai voulu faire venir quelqu’un, mais c’est impossible. Il n’y a pas personne qui voulait venir à cause de la consigne du ministère», déplore Hélène Armstrong, qui vit avec une famille de ratons laveurs au-dessus de sa tête.

«C’était une femelle qui a eu des bébés dans le plafond. C’est un stress parce que je les entends quand je me couche. Les bébés pleurent», dit-elle.

Le Ministère a confirmé à Noovo Info qu’aucune relocalisation ne peut être effectuée présentement et que la citoyenne peut tenter par elle-même de capturer les ratons ou encore faire affaire avec l’association de trappeurs de sa région.

«C’est particulièrement important présentement de ne pas relocaliser les animaux, donc ça va être de les laisser à l’extérieur. Ensuite de ça, de s’assurer qu’on met toutes les choses en place pour éviter que ça se reproduise», explique Arianne Massé, biologiste au ministère de l’Environnement.

Mme Armstrong dit être très déçue du manque d’appui de la part du ministère, qui l’a laissé se débrouiller seule.

«On m’a dit: “Ça vous appartient, c’est votre maison, débrouillez-vous, mettez une cage, attraper le raton”», s’insurge-t-elle.

Elle souligne que le ministère lui a indiqué de relâcher le raton dans sa cour, une fois attrapé.

«Mais moi j’ai un service de garde reconnu, je ne peux pas relâcher le raton laveur dans ma cour!» a-t-elle déploré.

Elle raconte avoir réussi à faire venir un expert qui a attrapé la femelle, mais qu’il y aurait probablement un ou des bébés encore coincés dans son grenier.

Raton laveur (NoovoInfo)

«On en a attrapé deux [bébés], mais il en reste un ou il y en a peut-être même un qui est mort. On n’arrive pas à l’attraper, il est trop petit», dit-elle.

Elle estime que les dégâts laissés derrière par les ratons lui coûteront des milliers de dollars en réparation.

Pour éliminer les accès au grenier, la Ville de Sherbrooke suggère de couper les branches d’arbres qui créent un pont jusqu’au toit, d’installer des feuilles de métal sur les coins du bâtiment, de bloquer les ouvertures du grenier et de fermer les cheminées avec du grillage ou des capuchons.

Et pour ce qui est des poubelles et des bacs de compost, la Ville de Sherbrooke suggère de bien les fermer avec des élastiques solides et de s’assurer que la poubelle ne peut pas être basculée.

À voir dans la vidéo.