Société

Des rassemblements appellent Québec à gérer la surpopulation de chats errants et sauvages

«Nous agissons de notre propre initiative et nous payons de notre poche. Mais le gouvernement devrait financer la SPCA.»

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stray cat rally Josée Dufresne, au centre, et d'autres bénévoles ont organisé un rassemblement dans le centre-ville de Montréal pour demander au gouvernement du Québec de prendre davantage de mesures concernant les chats errants et sauvages, le samedi 4 avril 2026. (Christine Long/CTV News)

Plusieurs rassemblements ont eu lieu samedi à travers le Québec pour attirer l’attention sur la surpopulation de chats errants et sauvages.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Les bénévoles demandent au gouvernement provincial de mettre en place des mesures concrètes pour gérer ce problème.

Les manifestants qui défilaient sur la rue Sainte-Catherine, au centre-ville de Montréal, réclamaient de l’aide pour prendre soin des chats errants et sauvages partout au Québec. Danielle Roby considère qu’il s’agit d’un problème croissant dans l’arrondissement de LaSalle, où elle réside.

«J’adore les chats et je m’occupe des chats sans abri de mon quartier ; j’en ai d’ailleurs adopté plusieurs au fil des ans», a expliqué Mme Roby.

Ces amoureux des chats financent eux-mêmes les soins apportés aux chats et réclament un financement public régulier. Francine Rivard sauve des chats depuis 25 ans.

«Nous agissons de notre propre initiative et nous payons de notre poche. Mais le gouvernement devrait financer la SPCA», a-t-elle indiqué.

Dans un communiqué, la SPCA souligne qu’un financement durable des programmes de «capture, stérilisation, remise en liberté et suivi» est essentiel pour maîtriser la taille des colonies de chats. Les groupes de sauvetage et les bénévoles comme Marie-Michelle Couture ne peuvent pas tout faire.

«Nous les faisons stériliser, puis nous les ramenons dans la colonie d’où ils viennent», explique Mme Couture.

Avec une estimation d’un million de chats errants au Québec, elle estime qu’une tâche d’une telle ampleur ne devrait pas être laissée aux bénévoles.

«Il faut faciliter l’accès à l’aide pour les chats. Beaucoup de sauvetages ne sont pas financés par le gouvernement. Si elles pouvaient bénéficier d’une aide financière pour les aider à accueillir davantage de chats, cela serait certainement utile.»

—  Marie-Michelle Couture

Josée Dufresne, co-organisatrice de l’événement, souhaite que la législation provinciale sur les animaux de compagnie soit plus stricte, exigeant que tous les chats soient stérilisés et équipés d’une puce électronique à un prix raisonnable. «Nous demandons que tous les chats soient stérilisés et équipés d’une puce électronique», a-t-elle déclaré.

Patrick de Vos, de l’organisme Réforme de la gouvernance des animaux de compagnie au Québec, estime que la vente et l’adoption de chats devraient être réglementées.

Ils ont lancé une pétition à l’Assemblée nationale et ont recueilli plus de 6000 signatures pour demander une modification de la loi.

CTV News a contacté le ministre responsable de la faune, Benoît Charrette, mais son bureau a refusé de commenter.

Ghislaine Rivard sauve également des chats depuis des décennies et estime que la loi doit être modifiée et appliquée « afin que les propriétaires assument leurs responsabilités envers les animaux qu’ils possèdent ».

«C’est par là qu’il faut commencer. Et les lois sont stupides, car elles ne font que mettre un pansement sur un gros problème qui existe déjà», a soutenu Mme Rivard.

La date limite pour signer la pétition est le 11 avril.