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Des postes de psychologues abolis à l’École nationale de police

Mais pour la Fédération des employées et employés de services publics, l’abolition de ces postes pourrait avoir des «conséquences importantes» sur la sécurité publique.

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Des postes de psychologues abolis à l’École nationale de police Par Maxim Danis | Neuf postes du Centre d’évaluation des compétences et aptitudes professionnelles de l’École nationale de police du Québec seront bientôt abolis. Parmi les coupes, on compte quatre postes de psychologues et cinq postes de conseillers.

Neuf postes du Centre d’évaluation des compétences et aptitudes professionnelles (CECAP) de l’École nationale de police du Québec (ENPQ) seront bientôt abolis. Parmi les coupes, on compte quatre postes de psychologues et cinq postes de conseillers.

À compter du 8 mars, l’ENPQ n’offrira plus d’évaluations pour le recrutement de policiers pour des postes haut placés, comme agents d’infiltration ou encore des postes de gestion.

Une décision qui a été prise en raison des compressions budgétaires du gouvernement Legault.

«Les services qui étaient offerts par l’unité du CECAP n’étaient pas couverts par la mission de l’école prévue dans la loi», explique Andréanne Deschênes, directrice de l’innovation, des affaires académiques et institutionnelles de l’ENPQ.

Elle souligne que les services d’évaluations qui ont été développés au fil des années étaient toutefois «très pertinents» et «appréciés» par la communauté policière, mais que l’ENPQ devait se recentrer sur d’autres missions.

«Compte tenu du contexte budgétaire actuel dans l’appareil gouvernemental, c’était le choix à faire», dit-elle.

Or, pour la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP–CSN), l’abolition du CECAP est «irresponsable» et pourrait avoir des «conséquences importantes» sur la sécurité publique.

«Le CECAP joue un rôle crucial dans le processus de sélection et d’évaluation des cadres et gestionnaires policiers. En réduisant ses effectifs, la CAQ fragilise la capacité des corps policiers à recruter des leaders compétents et intègres», indique Stéphanie Gratton, première vice-présidente de la FEESP–CSN, par communiqué.

Les corps de police qui faisaient affaire avec l’ENPQ devront faire appel à des firmes privées pour effectuer les évaluations nécessaires pour leurs processus de sélection. Mais selon Mme Deschênes, c’était déjà le cas pour plusieurs d’entre eux.

«C’est surtout les plus petits corps de police qui étaient nos clients principaux», explique-t-elle, soulignant que les contrats étaient également en diminution.

Selon le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, le service du CECAP était notamment déficitaire.

«Tous les ministères et organismes doivent faire leur effort pour respecter le budget qui leur est alloué. Le service était déficitaire, car plusieurs services de police utilisaient déjà d’autres ressources. Le plan présenté par l’ENPQ vise à recentrer l’École sur sa mission principale, soit de former les aspirants policiers afin d’assurer la sécurité des Québécois», a-t-il justifié.