Des pirates informatiques utilisent le logo d’Hydro-Québec dans une récente campagne d’hameçonnage, prévient la firme spécialisée en cybersécurité Flare.
Les pirates seraient probablement associés à l’État iranien, selon son rapport, dont le contenu a d’abord été dévoilé par le Journal de Montréal.
«Le fournisseur d’hébergement soutenant cette activité a déjà été lié à des groupes malfaisants alignés à l’État iranien selon des recherches précédentes», peut-on lire dans le document.
Par courriel ou par texto, les fraudeurs font croire qu’Hydro-Québec doit effectuer un remboursement sur un montant payé en trop.
Les messages conduisent ensuite vers un site web, où l’on demandera à la victime d’entrer des informations personnelles et les informations de sa carte de crédit.
Hydro-Québec invite les Québécois à la prudence. D’autant plus que les textos en question semblent réalistes, souligne le porte-parole de la société d’État, Louis-Olivier Batty, en entrevue, vendredi.
«Il y a des textos frauduleux qui circulent avec le logo d’Hydro-Québec, qui sont très bien faits, reconnaît M. Batty. Donc, il faut vraiment faire attention.»
M. Batty rappelle qu’Hydro-Québec ne procède jamais à un remboursement par texto ou par courriel. Lorsque la société d’État rembourse un client, l’ajustement se fait généralement à même sa facture d’électricité.
«Si vous voyez ce type de message là, ne cliquez pas sur les liens», insiste-t-il.
Ce n’est pas la première fois que des cybercriminels se font passer pour Hydro-Québec afin de commettre une fraude, indique M. Batty.
Ce genre de stratagème est «régulièrement» utilisé, constate-t-il. Les malfaiteurs sont toutefois encore plus actifs après les pannes liées aux conditions météorologiques. Les criminels peuvent ainsi faire miroiter un potentiel remboursement.
«On voit souvent des fraudeurs profiter de ces moments-là pour avoir des campagnes de messages frauduleux et essayer d’aller chercher de l’argent de manière malhonnête chez nos clients», déplore-t-il.
L’identité d’Hydro-Québec n’est pas la seule que les pirates ont usurpée dans cette nouvelle campagne de fraude visant «spécifiquement» les Canadiens, selon Flare. L’image du gouvernement de la Colombie-Britannique a aussi été utilisée à cette fin.

