Des organismes qui viennent en aide aux agriculteurs canadiens en matière de santé mentale indiquent avoir constaté une augmentation du nombre d’appels reçus par les lignes d’écoute depuis le début de l’année.
Cynthia Beck, du réseau SaskAgMatters Mental Health Network, constate que le niveau d’anxiété chez les producteurs est élevé.
Elle explique que leurs moyens de subsistance dépendent en grande partie de facteurs qu’ils ne peuvent pas contrôler, notamment la météo, les marchés, les différends commerciaux et les décisions politiques du gouvernement.
La Commission de la santé mentale du Canada indique que l’agriculture et l’élevage sont considérés comme deux des secteurs les plus stressants du pays.
Un rapport de l’organisme indique que des facteurs tels que l’incertitude financière, les obstacles à l’accès aux services de santé mentale et l’isolement les exposent à un risque accru de suicide.
Morgan Lehmann, une éleveuse vivant près de Saskatoon, raconte avoir perdu son frère, Josh, qui s’est suicidé il y a près de trois ans.
Elle explique que la famille avait envisagé de lui trouver de l’aide, mais qu’il hésitait à en demander, car il ne voulait pas être perçu comme étant faible.
Mme Lehmann estime qu’il est important que les agriculteurs parlent de leur santé mentale afin qu’ils sachent qu’ils peuvent demander de l’aide.
Une ligne d’écoute nationale dédiée aux agriculteurs a été lancée il y a un an par le Centre canadien pour le bien-être agricole.
D’autres ressources sont également disponibles auprès d’agences et d’organisations provinciales.
