Vendredi, les élèves des écoles du Grand Montréal ont porté des chaussures dépareillées dans le cadre de la toute première «Journée de la paire impossible», qui vise à promouvoir l’inclusion et le respect.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
À l’Académie Royal West, c’était un vendredi décontracté avec une touche d’originalité : des chaussures de couleurs différentes.
«Nos chaussures dépareillées représentent la diversité», a indiqué Ryan Berzan, un élève de l’établissement.
L’objectif est de mettre fin à toutes les formes d’intimidation.
«Il y a beaucoup de différences dans la société, mais je pense que cela montre que tout le monde se rassemble, accepte ces différences et est capable de s’aimer les uns les autres au sein des communautés et de la société», a expliqué l’élève Seby Napoleon.
L’initiative a été lancée par Stephen Bronfman et Andy Nulman, cofondateurs de PACT, qui signifie «The Power to Act» (le pouvoir d’agir).
«Je porte deux chaussures différentes depuis longtemps. Et ça permet de lancer la conversation. Les gens commencent à parler et tout le monde sourit quand ils entendent la raison pour laquelle nous portons deux chaussures différentes : que nous pouvons être différents tout en nous entendant bien.»
Ce message est largement relayé, car des célébrités comme Howie Mandel portent des chaussures dépareillées et publient des photos pour sensibiliser le public et amasser des fonds pour la cause. Les dons sont recueillis au profit d’organismes qui luttent contre le racisme, le sexisme, la cyberintimidation et l’homophobie.
Un autre étudiant, Taym Abboud, a renforcé le message anti-haine en portant un pantalon rose avec deux chaussures de course très différentes.
«La lutte contre l’intimidation est associée à bien des choses. J’ai décidé d’opter pour une tenue rose. Et plus encore, j’ai envie de porter des chaussures dépareillées. Ce n’est pas tant une question d’apparence, mais plutôt [du] message profond qui se cache derrière.»
— Taym Abboud, élève
Nick Katalifos, directeur général de la Commission scolaire English-Montréal, a ajouté: «Nous croyons que nos élèves sont les leaders d’aujourd’hui. Nos futurs leaders sont ceux qui vont prendre les choses en main, et ils vont s’assurer que nous allions de l’avant avec un incroyable message d’espoir.»
«Le pouvoir d’agir», c’est ce qu’a fait l’élève Brianna Bramante.
«En prenant l’initiative d’aller voir soit la personne qui a commis l’intimidation, soit celle qui a été victime d’intimidation, c’est simplement pour voir comment elle se sent et si elle a besoin d’un avis ou de conseils extérieurs.»

