Société

Des développeurs de jeux vidéo de Montréal manifestent contre des licenciements chez Microsoft

Microsoft a annoncé d’importants licenciements touchant 3200 employés de la division Xbox.

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Video game developers protest Les développeurs de jeux vidéo travaillant chez Bethesda Game Studios ont profité de leur pause dîner pour exprimer leur mécontentement face à la dernière vague de compressions de Microsoft. (CTV News)

Les développeurs de jeux vidéo travaillant chez Bethesda Game Studios ont profité de leur pause dîner pour exprimer leur mécontentement face à la dernière vague de compressions de Microsoft.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Bethesda Game Studios appartient à Microsoft. La semaine dernière, 12 employés ont été mis à pied dans le cadre d’une vaste vague de compressions au sein de l’entreprise.

«On pensait être à l’abri des compressions, alors j’ai été très surpris», a dit Simon Prefontaine, l’un des employés mis à pied.

«Toutes ces émotions négatives: stupéfaction, colère, tristesse.»

Microsoft a annoncé d’importants licenciements touchant 3200 employés de la division Xbox, dans le cadre d’une réduction d’environ 2 % de l’effectif de Microsoft.

«C’est le troisième été d’affilée qu’ils procèdent à des licenciements», a indiqué M. Prefontaine. «Je ne peux m’empêcher de penser qu’il y en aura peut-être d’autres l’été prochain. C’est assez inquiétant.»

Il précise que plusieurs rassemblements ont lieu dans d’autres villes d’Amérique du Nord.

Dans une déclaration, Microsoft a affirmé:

«Nous respectons le droit de nos employés à faire entendre leur voix, et nous reconnaissons que c’est une période difficile pour plusieurs […] Nous continuons de nous concentrer sur le soutien aux employés touchés pendant cette transition, tout en positionnant l’organisation pour assurer sa solidité à long terme.»

—  Microsoft dans une déclaration à CTV News

Les temps ont été difficiles ces derniers temps pour l’industrie du jeu vidéo à Montréal. Les studios ont réduit leurs effectifs et de nombreux emplois ont disparu. Malgré ces défis, certains restent confiants.

«L’industrie du jeu vidéo au Québec reste solide», a souligné M. Prefontaine. «Nous disposons d’un immense réservoir de talents. Le Québec demeure l’un des principaux pôles mondiaux de création de jeux vidéo.»

Le groupe qualifie ces mises à pied d’illégales, car elles ont eu lieu en plein milieu des négociations de leur première convention collective. Ses membres gardent l’espoir que ces emplois puissent être sauvés.