Société

Des centaines de robes de bals gratuites pour des finissantes dans le besoin

Les Fées Marraines se préparent pour sa 11e édition de distribution de robes de bal.

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Fées Marraines robes Plus de 2000 robes sont disponibles pour des adolescentes dans le besoin estime l’ambassadrice des Fées Marraines, Lolitta Dandoy. (Noovo Info)

Cette fin de semaine plus de 500 finissantes pourront choisir et garder une robe de bal gratuitement lors d’un événement tenu à Montréal. L’initiative menée depuis plus de 10 ans par les Fées Marraines était en préparation vendredi et accueillait même quelques étudiantes à besoins particuliers.

«C’est du jamais vu, j’ai 24 filles en attente », raconte la fondatrice, Linda Blouin. Entre deux appels, l’enseignante à la retraite jongle entre préparation et suggestion de chaussures.

Dans la grande salle de l’École des métiers des Faubourgs, des milliers de robes destinées à des élèves en situation de vulnérabilité sont accrochées aux côtés d’accessoires élégants.

La veille de l’évènement, les Fées Marraines accueillent une dizaine de finissantes de l’école Irénée-Lussier, spécialisée avec les enfants ayant une déficience intellectuelle.

«L’inclusion c’est vraiment important pour nous. Ça donne un environnement plus calme. Ça se voit dans les yeux des parents, ça fait toute la différence.»

—  Linda

Accompagnée de sa mère et d’une technicienne en éducation spécialisée, Élorie peut prendre le temps d’essayer des robes. « Huit sur dix, celle-là !», s’exclame-t-elle tout sourire devant le miroir.

Des robes et vestons sur mesures

«Chaque fille aura une styliste, on est plus de 200 bénévoles», explique l’ambassadrice des Fées Marraines, Lolitta Dandoy.

Les finissantes ont un parcours où vêtement, bijoux, souliers et sac à main sont choisis. «En s’associant à l’école des Faubourgs, on offre même un service de couturière pour offrir une robe sur mesure», indique la porte-parole.

En plus d’innombrables robes et des dizaines de miroirs et de petites cabines d’essayage sont prêtes. Le tout est pensé pour accueillir le plus de finissantes et permettre à leur parent d’économiser des centaines de dollars.

L’initiative vient toucher Lolitta Dandoy qui aurait voulu avoir les Fées Marraines dans sa jeunesse : «On ressent tous l’inflation. On ne devrait jamais ne pas avoir accès à des vêtements parce qu’on a pas les moyens.»

Si cette fin de semaine est dédiée aux filles, les garçons seront reçus à une date ultérieure, mentionne l’ambassadrice.

Penser à la pérennité

«C’est 100% bénévole», rappelle Linda Blouin. Après onze éditions la fondatrice aimerait que quelqu’un prenne la relève, mais doute que ce soit possible sans financement.

Malgré les nombreux partenaires, l’organisme ne reçoit pas assez de soutien financier pour se permettre de payer ne serait-ce qu’un seul salaire annuel.

«Si je meurs demain, c’est fini, souligne-t-elle. En ce moment, il n’y a pas de salaire. Ce n’est pas pour moi, je n’en ai pas besoin, mais j’aimerais léguer tout ça.»

Pour l’instant, Linda Blouin n’a pas de plan à long terme pour Fées Marraines, mais espère éventuellement trouver un ou une directrice générale.