Société

Des Canadiens regroupés dans des hôtels à Cuba en raison d’une pénurie de carburant

«Ils essaient d’économiser l’énergie en regroupant tout le monde dans le même hôtel.»

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Une station-service à court de carburant située près de l'ambassade américaine, visible à l'arrière-plan, à La Havane, Cuba, le samedi 7 février 2026. Une station-service à court de carburant située près de l'ambassade américaine, visible à l'arrière-plan, à La Havane, Cuba, le samedi 7 février 2026. (Ramon Espinosa/AP)

Les touristes sont désormais regroupés dans des hôtels à Cuba, alors que l’île est confrontée à une pénurie de carburant.

Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.

Vicky Volonik et Mark Harrington, deux Canadiens arrivés à Cuba mercredi, ont indiqué vendredi à CTV News Channel qu’ils étaient transférés dans un autre hôtel.

«Ils n’ont pas assez de carburant», a affirmé Mme Volonik. «Ils essaient d’économiser l’énergie en regroupant tout le monde dans le même hôtel», ajoutant que «pratiquement tout l’hôtel est en train d’être transféré».

Elle affirme n’avoir constaté aucune pénurie, précisant qu’il y avait «beaucoup de nourriture, pas de coupures d’électricité, tout va bien».

«Beaucoup de larmes»

Mme Volonik a vu «beaucoup de larmes, beaucoup de pleurs» chez les habitants.

«Les gens sont très bouleversés parce que tous les travailleurs ici ont pratiquement perdu leur emploi et leur moyen de subsistance», ajoutant qu’elle est « plus préoccupée par les gens d’ici. On s’occupera de nous, nous serons bien jusqu’à mercredi.

«Mais les gens d’ici, ils souffrent en ce moment», a-t-elle ajouté. «Il y a beaucoup de larmes dans l’hôtel.»

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Cuba a été soumise à un embargo commercial américain après la révolution de 1959 et son alliance avec l’Union soviétique. L’île dépendait des approvisionnements en pétrole soviétiques, puis vénézuéliens, mais l’opération américaine visant à destituer Nicolas Maduro et les efforts des États-Unis pour isoler l’île ont privé Cuba de son principal fournisseur de carburant.

Volonik et Harrington séjournent à Cayo Coco, une île au large de la côte nord de Cuba. L’île est réservée aux touristes et les Cubains s’y rendent en bus pour travailler.

«Une grande partie des revenus (du personnel) dépend de nos pourboires et des dollars des touristes, donc tout cela disparaîtra une fois que l’hôtel aura fermé», a affirmé Volonik.

«Grande prudence»

Le gouvernement canadien a émis un avis aux voyageurs à destination de Cuba, les exhortant à «faire preuve d’une grande prudence».

L’avis fait état d’une «aggravation des pénuries d’électricité, de carburant et de produits de première nécessité, notamment de nourriture, d’eau et de médicaments, qui peuvent également toucher les stations balnéaires». Il indique également que la situation est «imprévisible » et que la disponibilité des vols pourrait être affectée « à court terme».

«Je voyage à Cuba depuis longtemps», a indiqué Mme Volonik. «Même dans les années 90, lorsque le pays était en crise, les gens prenaient soin de vous.»

«Je ne suis pas inquiète, et je pense qu’en nous déplaçant, c’est simplement une mesure proactive pour s’assurer que les touristes sont pris en charge.»