Louise Cournoyer, ancienne chimiste à Environnement Canada et mère de deux enfants, sort de sa retraite pour reprendre le travail dans un nouveau poste: sauveteuse et instructrice d’aquaforme au YMCA Cartierville.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«J’adore ça et j’aime voir les gens bouger et s’amuser tout simplement», a expliqué cette femme de 63 ans.
Louise fait partie des nombreux sauveteurs d’âge mûr, ou «sauveteurs gris», comme on les surnomme affectueusement, qui travaillent au bord des piscines.
Selon la section québécoise de la Société de sauvetage, il s’agit d’une nouvelle tendance chez ce groupe d’âge.
De nombreux retraités obtiennent leur certification et sont évalués au même titre que tout le monde.
«Il est important de dire à tout le monde que ce n’est pas parce qu’ils ont plus de 50 ans qu’ils n’ont pas à respecter les mêmes normes que les jeunes de 16 ans. Tout le monde doit respecter les mêmes normes», a indiqué le directeur général Raynald Hawkins.
Cette augmentation s’est produite ces dernières années, alors que la certification était gratuite grâce à une subvention gouvernementale qui ne sera plus en vigueur en 2026. Aujourd’hui, elle coûte 1700 $.
De nombreux gestionnaires d’installations aquatiques affirment qu’ils sont toujours à la recherche d’aide supplémentaire, explique Mme Cournoyer.
«Ils ont besoin de remplaçants pendant l’année scolaire, lorsque les élèves sont à l’école.»
— Louise Cournoyer
La Société de sauvetage fait pression pour que la certification redevienne gratuite.
«Nous avons entamé des discussions avec le gouvernement du Québec. Il nous a dit: “Écoutez, nous sommes prêts à revoir cela à l’avenir… Mais pour l’instant, compte tenu de la situation économique que connaît la province de Québec, nous ne pouvons pas le faire cette année” », explique M. Hawkins.
L’organisation surveille de près si le nombre de nouveaux sauveteurs diminue, et M. Hawkins souligne que les connaissances apportées par les sauveteurs d’âge mûr sont inestimables.
«Ils ont beaucoup d’expérience… grâce au travail qu’ils ont accompli par le passé, ils peuvent transmettre ce savoir aux jeunes», a-t-il soutenu.
Louise Cournoyer ajoute que les aînés ne devraient pas laisser leur âge les définir.
«Si vous aimez voir du monde et discuter, c’est parfait. Si je suis capable, vous l’êtes aussi.»

