Société

Des abus sexuels commis par deux prêtres dévoilés par l’Armée de Marie des décennies plus tard

Les agressions sexuelles cachées remontent à 1975.

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Des abus sexuels commis par deux prêtres dévoilés par l’Armée de Marie des décennies plus tard Des membres de l’Armée de Marie ont dévoilé que deux de ses religieux ont agressé sexuellement des mineurs, et ce, à plusieurs reprises. Des révélations troublantes sur des événements remontant à 1975. Et plusieurs étaient au courant et ont décidé de garder le silence.

Des membres de l’Armée de Marie a dévoilé que deux de ses religieux ont agressé sexuellement des mineurs, et ce, à plusieurs reprises. Des révélations troublantes sur des événements remontant à 1975. Et plusieurs membres de la communauté étaient au courant et ont décidé de garder le silence.

C’est dans un journal qu’on apprend que des mineurs ont été victimes d’abus sexuels de la part du Père Denis Laprise et du Père Lionel Bélanger. Les victimes vivent toujours avec les conséquences de ces agressions sexuelles.

«Des abus ont été commis» entre 1975 et 1996, affirme Yvan Laprise, bras droit de l’actuel «roi d’Église». Il mentionne que Denis Laprise est son frère aîné. «C’est le temps de faire la lumière.»

Aux yeux du responsable du bureau d’information du groupe religieux, Serge Laprise, il était essentiel de dévoiler le tout afin de rétablir la confiance envers la population. Ce texte permet «de comprendre la situation», ajoute-t-il.

«Ça crée un baume sur les souffrances.»

Armée de Marie (Noovo Info)

L’Armée de Marie mentionne que les victimes des deux prêtres n’ont jamais porté plainte à la police afin de ne pas «entacher l’Œuvre de la fondatrice».

Interrogés par Noovo Info, Serge et Yvan Laprise indiquent n’avoir jamais envisagé de contacter les autorités, affirmant que le tout n’aurait servi à rien. Les deux prêtres sont décédés aujourd’hui, réplique Serge Laprise.

Ce dernier encourage toutefois les victimes à porter plainte.

En entrevue avec Noovo Info, l’expert en actualité religieuse Alain Pronkin explique que la communauté a probablement décidé d’aller de l’avant avant que les victimes décident de parler.

M. Pronkin rappelle qu’il y a eu de nombreux recours collectifs contre les diocèses de la province à la suite d’agressions sexuelles.

À voir dans la vidéo.