Société

Dernière chance pour une famille de Québec menacée d’expulsion

«On continue d’être derrière elle jusqu’à la dernière minute.»

Publié le 

Dernière chance pour une famille de Québec menacée d’expulsion Une manifestation de la dernière chance a eu lieu mercredi matin devant l’école Saint-Fidèle, à Limoilou, en appui à un élève et sa mère, qui seront forcés de retourner au Congo dans trois jours si le gouvernement fédéral n'intervient pas dans le dossier.

Une manifestation de la dernière chance a eu lieu mercredi matin devant l’école Saint-Fidèle de Limoilou, à Québec, en appui à un élève et sa mère, qui seront forcés de retourner au Congo dans trois jours si le gouvernement fédéral n’intervient pas dans le dossier.

Plus de 150 personnes se sont rassemblées pour la deuxième fois en moins de deux semaines en soutien à la famille d’origine congolaise qui craint pour sa sécurité si elle devait être déportée.

«On continue d’être derrière elle jusqu’à la dernière minute», a lancé l’instigatrice de la mobilisation, Emilie Bevan.

Manifestation Saint-Fidèle Des manifestants demandent au gouvernement fédéral d'intervenir avant l'expulsion d'une famille congolaise installée dans Limoilou. (Noovo Info)

Des procédures judiciaires sont en cours pour contester l’avis d’expulsion. La mère de famille qui doit être expulsée le 26 septembre nous a indiqué que son avocate doit être entendue jeudi devant un juge. Toutefois, les procédures ne pourront vraisemblablement pas aboutir avant l’arrivée de la date de l’expulsion.

Dans ce contexte, les manifestants demandent une intervention du gouvernement fédéral. On espère que l’Agence des services frontaliers du Canada fera preuve de souplesse et permettra de repousser la date d’expulsion pour permettre aux procédures judiciaires de suivre leur cours.

«On sent qu’il y a du mouvement parce qu’on est allé tirer toutes les ficelles qu’on pouvait. Mais là, évidemment, il est minuit moins une», s’inquiète Mme Bevan.

Le député sortant de Québec solidaire (QS) dans Jean-Lesage, Sol Zanetti, a communiqué avec la ministre fédérale de l’Immigration, Lena Diab, pour demander un sursis dans le dossier.

«Il faut vraiment donner à la justice le temps de se faire. Ça n’a pas de bon sens», a-t-il indiqué lors de la manifestation.

Son rival dans la circonscription, Claude Villeneuve, a salué le geste de M. Zanetti et a indiqué avoir communiqué avec le député fédéral de Limoilou.

«Il y a énormément d’émotions de générées dans le secteur par l’expulsion de cette mère et de son fils. Une solidarité qui est quand même assez impressionnante. C’est important que les politiciens montrent qu’on entend puis qu’on soit prêt à agir», a-t-il indiqué.

De son côté, l’Agence des services frontaliers du Canada affirme ne pas pouvoir nous donner d’information sur ce dossier puisque ce sont des données jugées confidentielles. Mais l’agence affirme avoir l’obligation légale de renvoyer tous les étrangers qui sont jugés interdits sur le territoire du Canada.

À voir dans la vidéo.