Société

Déménagements: des tonnes de déchets dans les rues de Montréal

Les résidents qui laissent des déchets dans les rues pourraient également écoper d’une amende pouvant aller jusqu’à 4000$.

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Déménagements: des tonnes de déchets dans les rues Les nombreux déménagements du 1er juillet ont laissé des traces dans les rues. Meubles, matelas et autres déchets jonchent les trottoirs et il faudra plusieurs jours pour tout ramasser.

Il faudra patienter au moins une semaine de plus, d’après la mairesse de Montréal, avant que les employés de la Ville puissent ramasser tous les déchets abandonnés dans les rues par les citoyens ayant déménagé le 1er juillet.

Lors d’un point de presse jeudi après-midi, la mairesse Soraya Martinez Ferrada a tenu à rappeler aux Montréalais que chacun à la responsabilité de garder la ville propre.

Les résidents qui laissent des déchets dans les rues pourraient également écoper d’une amende pouvant aller jusqu’à 4000$.

«J’aimerais que les citoyens qui déménagent se sentent responsables des déchets qu’ils laissent derrière eux» et «quand on se débarrasse de nos meubles, (…) on peut les donner et on peut les apporter à l’écocentre», mais on ne peut pas «tout mettre à la poubelle», a indiqué la mairesse en faisant référence aux nombreux détritus qui jonchent certaines rues de la ville, au lendemain du 1er juillet.

«Ça fait partie de l’effort collectif de s’assurer que la ville demeure le plus propre possible», a ajouté Soraya Martinez Ferrada.

Elle a également tenu à préciser qu’il y avait sept écocentres dans la ville.

Ces centres sont à la fois des sites de récupération et de réemploi pour les meubles, comme les matelas, les électroménagers, les matériaux de construction, les résidus domestiques dangereux (peinture, piles, aérosols) et les appareils réfrigérants.

Des équipes supplémentaires et un manque d’équipements

Dans certains quartiers, a expliqué la mairesse, «des équipes supplémentaires» sont dédiés à ramasser les déchets.

La Ville a également loué des camions à des entreprises privées afin de collecter les ordures, en raison d’un manque d’équipements.

Les administrations précédentes «n’ont pas mis les montants nécessaires pour s’assurer que les services qu’on doit donner aux citoyens soient appuyés par les équipements qui sont nécessaires», a fait valoir la mairesse en ajoutant «qu’on ne peut pas clouer un clou sans marteau».

Hausse des évictions

Soraya Martinez Ferrada a également indiqué qu’il y avait eu une hausse des évictions lors des déménagements du 1er juillet.

Citant les données de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), la mairesse a indiqué que 71 ménages ont été hébergés à l’hôtel, deux fois plus que lors du 1er juillet 2025.

«Ce qu’on voit comme données, c’est qu’on a beaucoup plus d’évictions que l’année passée» et «on voit finalement qu’il y a beaucoup de travail à faire sur la question du droit des locataires de rester dans leur logement», a indiqué la mairesse de Montréal.

Dans un échange de courriels, la directrice des communications du cabinet de la mairesse, Rosiane Tessier, a précisé que parmi les 71 ménages hébergés, 35 % le sont en raison d’éviction pour non-paiement de loyer et 70 % sont des personnes seules.

Le tiers des évincés ont plus 60 ans.

De plus, 219 ménages sont accompagnés par l’OMHM, comparativement à 272 en 2025.

Stéphane Blais

Stéphane Blais

Journaliste