Société

Demande d’asile rejetée: cette famille contrainte de retourner en Inde après 8 ans au Québec

«Je ne connais pas vraiment l’Inde», a confié l’un des enfants.

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La famille Kumar est arrivée au Canada en avril 2018 et a demandé l'asile. (Courtoisie via CTV News) La famille Kumar est arrivée au Canada en avril 2018 et a demandé l'asile. (Courtoisie via CTV News)

Une famille qui vivait au Canada depuis 8 ans a pris un vol pour l’Inde lundi soir après le rejet de sa demande d’asile, ce qui l’a forcée à quitter le pays.

La famille Kumar est arrivée au Canada en avril 2018 et a demandé l’asile.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Harish Kumar a expliqué qu’il avait quitté l’Inde parce qu’il pensait que sa vie était en danger. «Je suis très triste», a-t-il dit à CTV News lundi.

Le 4 août, la famille a appris que sa demande d’asile avait été rejetée et qu’elle devrait quitter le Canada le 7 septembre.

Harish Kumar a expliqué que sa femme avait été placée en détention par l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) la semaine dernière.

Les données de l’ASFC montrent qu’au cours des six premiers mois de 2026, un peu plus de la moitié de tous les renvois au Canada ont eu lieu au Québec.

Pour ses deux fils, la nouvelle a été un choc.

«J’ai grandi ici», a confié Japesh Kumar, 14 ans, qui avait 6 ans quand il est arrivé au Canada. «J’ai des amis ici […] en Inde, je n’ai rien.»

Pour son petit frère, Gouresh Kumar, 12 ans, retourner en Inde, ce serait repartir de zéro. «Je ne connais pas vraiment l’Inde», a-t-il dit.

La famille a demandé à rester au Canada pour des raisons humanitaires, mais cette demande a été rejetée. Ils ont depuis demandé un contrôle judiciaire.

Une immigrante victime de violence conjugale craint d’être expulsée du pays Une immigrante sans statut qui a subi de la violence conjugale attend une réponse du ministère de l’Immigration pour rester au pays.

Mostafa Henaway du Centre des travailleurs immigrés aide la famille. Il ne comprend pas pourquoi la famille était obligée de partir.

Il a précisé Harish Kumar, chauffeur routier, était considéré comme un travailleur essentiel pendant la pandémie de COVID-19.

Les deux garçons ont aussi passé la majeure partie de leur vie au Québec.

«Je ne pense pas que ça envoie un message très fort sur le fait que nos valeurs soient très différentes de celles de nos voisins du sud dans le contexte actuel», a rapporté M. Henaway.

CTV News a contacté Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) pour obtenir des commentaires, mais n’a pas reçu de réponse.