Société

De jeunes élèves coincés dans un autobus scolaire pendant plusieurs heures

«Je veux des comptes et je veux des excuses pour ce qu’ils ont fait subir à nos enfants, pour ce qu’ils ont fait subir aux familles», a indiqué une mère de famille.

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Un autobus scolaire à Kemptville. (Iris Dimock/Photo fournie) Un autobus scolaire à Kemptville. (Iris Dimock/Photo fournie)

Les parents de la région de Kemptville, en Ontario, exigent des explications après que leurs enfants ont mis plus de deux heures à rentrer de l’école primaire lundi.

Katie O’Connor explique qu’elle ne s’est pas inquiétée au départ lorsque l’autobus scolaire de sa fille de 11 ans n’est pas arrivé à l’heure habituelle, soit 16h05.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Mais au fil des minutes, elle a commencé à s’inquiéter.

«J’ai vérifié l’application, il n’y avait rien. Je me suis dit que j’allais attendre encore un peu, mais à 16h30, elle n’était toujours pas rentrée», a raconté Mme O’Connor.

En l’absence de mise à jour de la part de Student Transportation of Eastern Ontario (STEO), Mme O’Connor a commencé à passer des appels téléphoniques, jusqu’à ce qu’elle parvienne finalement à joindre la directrice de l’école.

«J’ai enfin réussi à joindre la directrice, qui m’a dit : “Ah oui, il y a un petit problème avec l’autobus; ils ont envoyé un autre autobus provenant d’une école voisine. Ils vont aller chercher les élèves, terminer le premier circuit, puis ils déposeront vos enfants d’ici peu”», a-t-elle poursuivi.

Katie O’Connor raconte avoir passé plus de deux heures à attendre que sa fille rentre à la maison en bus lundi (Katelyn Wilson/CTV News Ottawa). Katie O’Connor raconte avoir passé plus de deux heures à attendre que sa fille rentre à la maison en bus lundi (Katelyn Wilson/CTV News Ottawa).

Peu après avoir parlé à la directrice, elle dit que STEO a publié une alerte avertissant les parents d’un retard de plus d’une heure. Mais ce retard s’est prolongé au-delà de deux heures.

«Il est 18h, et je commence à paniquer parce que mon enfant devrait déjà être à la maison à cette heure-ci», a avoué Mme O’Connor.

Les parents ont appelé la police

Elle n’était pas la seule mère inquiète.

Melissa Dimock avait trois enfants dans le même autobus et affirme que ce trajet prolongé a été particulièrement difficile pour certains des plus jeunes passagers.

«Mes deux plus jeunes, en quatrième et en deuxième année, m’ont raconté que des enfants de la maternelle pleuraient ou s’étaient mouillés dans l’autobus, car cela faisait près de deux heures et demie sans accès à une salle de bain», a-t-elle raconté.

Lorsque l’autobus est enfin arrivé, la Police provinciale de l’Ontario (OPP) le suivait de près après avoir reçu de nombreux appels de parents.

«Vous devriez savoir où se trouve votre enfant et pouvoir obtenir cette information immédiatement, que ce soit auprès de l’école, de STEO ou de la compagnie d’autobus, mais aucune de ces entités n’a fourni de précisions», a indiqué Mme Dimock.

—  Melissa Dimock

Selon la compagnie d’autobus First Student, tout a commencé lorsqu’un conducteur d’autobus n’a pas pu se présenter au travail. Elle n’a pas fourni de raison pour expliquer ce long retard, mais dans une déclaration à CTV News Ottawa, la responsable des communications, Brenna Rudisill, a déclaré: «Nous nous excusons tant pour le retard que pour le manque de communication en temps opportun. Les familles comptent sur nous pour transporter leurs enfants en toute sécurité et les tenir informées, et nous n’avons pas répondu à ces attentes. Nous avons mis en place des mesures pour éviter qu’une situation similaire ne se reproduise.»

«Je veux des comptes»

Mais les parents veulent toujours savoir ce qui a mal tourné et pourquoi on les a laissés dans l’ignorance.

«Je veux des comptes et je veux des excuses pour ce qu’ils ont fait subir à nos enfants, pour ce qu’ils ont fait subir aux familles», a indiqué Katie O’Connor. «Nous confions nos êtres les plus chers à leur garde, nous les mettons dans l’autobus, en espérant qu’ils arriveront à l’école, qu’ils y seront en sécurité et qu’ils nous reviendront sains et saufs.»

Mme O’Connor affirme qu’on lui a expliqué que l’itinéraire combiné, qui prévoyait de déposer des élèves à Spencerville, à plus de 20 kilomètres de là, avait contribué au retard.

Selon elle, une communication plus claire leur aurait permis de prendre d’autres dispositions pour aller chercher leurs enfants.

Dans un communiqué, le Conseil scolaire du district de l’Upper Canada a indiqué qu’il collaborait avec STEO afin de mieux comprendre ce qui s’était passé.

«Nous collaborons avec STEO afin de mieux comprendre le retard important dans le retour des élèves à la maison, y compris la rupture de communication entre la compagnie d’autobus, les familles et l’école, et d’identifier les mesures à prendre pour éviter qu’une situation similaire ne se reproduise à l’avenir», a rapporté April Scott-Clarke, responsable des communications au sein du conseil scolaire. «Nous reconnaissons qu’il s’agit d’une expérience difficile pour les élèves et les familles, et nous nous attendons à ce qu’un examen approfondi soit mené pour comprendre ce qui s’est passé.»

CTV News Ottawa a également tenté de joindre STEO, mais n’a pas eu de retour au moment de publier cet article.

Katelyn Wilson

Katelyn Wilson

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