Société

Comment aborder la consommation avec son adolescent

Voici quelques conseils pour parler de ce sujet avec l’arrivée de l’été.

Publié le 

Friends sitting at home L'entourage proche des jeunes est très important pour les sensibiliser aux risques de la consommation, selon la Maison Jean Lapointe. (Envato)

Les bals de finissants sont terminés et l’été débute, une période où les jeunes expérimentent et consomment. La Maison d’aide à la dépendance Jean Lapointe, lance donc un guide pour inciter les parents à aborder le sujet de la consommation avec leurs adolescents.

«Ça fait 20 ans qu’on fait de la prévention dans le milieu scolaire. On a réalisé que la meilleure prévention, c’est en impliquant les adultes significatifs», affirme la directrice générale de la Maison Jean Lapointe, Anne Elizabeth Lapointe.

Anne Elizabeth Lapointe Anne Elizabeth Lapointe est directrice générale de la Maison Jean Lapointe (MJL) mais aussi du Centre québécois de lutte aux dépendances (CQLD). (Noovo Info)

L’organisme à but non lucratif estime qu’il vaut mieux ouvrir la discussion que de fermer les yeux. L’accent du nouveau guide est de conseiller les parents dans la vie de tous les jours afin de trouver les meilleurs moments pour parler de consommations.

Selon le Plan d’action gouvernemental 2026-2031 – Unir nos forces pour mieux prévenir, 63% des adolescents citent leurs parents comme source principale d’information sur les substances.

«Les parents n’osent pas ouvrir la discussion et malheureusement, vont attendre qu’un incident se produise. Là, le jeune va se braquer, le parent va accuser et être émotif… ce n’est pas le bon moment.»

—  Anne Elizabeth Lapointe, directrice générale à la Maison Jean Lapointe

Bâtir la confiance

Parler ouvertement d’alcool ou de substances avec son jeune ne se fait pas du jour au lendemain.

guide parler consommation jeune Le guide donne aussi des conseils pour déceler les signes de consommation de son jeune. (Maison Jean Lapointe)

«Avant même de penser à ouvrir la discussion, c’est important de s’intéresser à la vie de son jeune. Soyez curieux, rencontrez les amis puis tranquillement donnez plus de responsabilités.» Cette marque de confiance est essentielle pour que le jeune s’ouvre sur ses expériences.

Ensuite, il faut saisir toutes les petites occasions où son adolescent est réceptif pour aborder le sujet de consommation. «Il ne faut surtout pas tomber dans la morale ou le jugement et rester à l’écoute, même si ça peut être difficile», ajoute la directrice.

Expliquer ses attentes

Anne Elizabeth Lapointe estime qu’il faut exprimer ses attentes sans trop rentrer dans les émotions : «C’est surtout de dire au jeune: “peu importe ce qui arrive, j’aimerais que tu m’en parles. Si ça ne se passe pas bien, appelle-moi, je vais aller te chercher”.»

Une fois la discussion ouverte, il est aussi important de pousser le jeune à encourager l’esprit critique. «On ne peut pas empêcher la consommation, mais peut-être que le jeune va prendre de meilleures décisions.»

L’objectif de la Maison Lapointe est aussi d’uniformiser le message avec les jeunes: «Nous ce que l’on veut c’est que le jeune reçoive le même message des parents que de nous à l’école.» Le guide complet est disponible sur le site web de la Maison Jean Lapointe en français et en anglais.