Société

Classement des meilleurs pays: le Canada chute derrière les États-Unis en 2026

Voici pourquoi.

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Les drapeaux canadien et américain flottent près du pont Ambassador, au poste frontalier entre le Canada et les États-Unis à Windsor, en Ontario, le samedi 21 mars 2020. Les drapeaux canadien et américain flottent près du pont Ambassador, au poste frontalier entre le Canada et les États-Unis à Windsor, en Ontario, le samedi 21 mars 2020. ((THE CANADIAN PRESS/Rob Gurdebeke))

Le Canada a chuté à la 19e place d’un nouveau classement des meilleurs pays, juste derrière les États-Unis.

Ces résultats, issus du classement Best Countries de U.S. News, semblent spectaculaires par rapport aux classements précédents du Canada – 4e en 2024 et 2e en 2023 –, mais le classement lui-même a considérablement évolué, selon U.S. News.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Plutôt que de s’appuyer principalement sur des sondages de perception, le nouveau modèle évalue les pays à l’aide de 100 indicateurs statistiques regroupés en huit grandes catégories pour évaluer 100 pays.

Ces mesures s’appuient sur des données fournies par des organisations internationales telles que les Nations Unies et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

«Il y a eu beaucoup de changements importants par rapport aux années précédentes et nous encourageons vivement les gens à ne pas les comparer», a expliqué Eric Litke, rédacteur en chef de U.S. News & World Report, lors d’une entrevue avec CTVNews.ca mardi.

Selon lui, le changement de position du Canada ne doit pas être considéré comme un recul. «Nous avons entièrement repensé la méthodologie cette année», a-t-il précisé.

M. Litke a décrit ce changement comme un passage de «la réputation à la réalité».

«L’idée est de donner à l’ensemble des parties prenantes la possibilité de voir où en sont réellement les pays – en créant essentiellement un rapport d’étape national», a-t-il soutenu.

Les résultats révèlent les domaines dans lesquels le Canada continue d’obtenir de bons résultats et ceux où le pays doit combler ses lacunes.

Se distingue en matière de culture et de tourisme

C’est dans le domaine de la culture et du tourisme que le Canada a obtenu son meilleur classement, se classant huitième au niveau mondial. Cette catégorie examine des facteurs tels que l’influence créative, le patrimoine, l’attrait touristique et la diversité linguistique.

Selon M. Litke, le Canada et les États-Unis présentent des similitudes dans ce domaine en raison de leur présence internationale. «Dans les deux cas, nous avons des pays qui exercent une influence internationale significative», a-t-il dit.

Selon le profil du Canada établi par U.S. News, le cadre multiculturel du pays, adopté pour la première fois en 1971, continue de façonner l’identité du Canada et son approche en matière d’immigration.

Des reportages récents sur les ajustements fédéraux en matière d’immigration ont mis en lumière les efforts visant à resserrer les règles d’immigration et à accepter moins de nouveaux résidents, d’étudiants et de travailleurs temporaires en 2026. Selon le gouvernement fédéral, ces mesures visent à réduire le taux de chômage au Canada, à améliorer l’accessibilité au logement et à alléger la pression sur les services publics comme les soins de santé.

Selon M. Litke, les résultats du Canada montrent un pays doté de nombreux atouts plutôt que d’une caractéristique dominante.

Reconnu pour sa stabilité

Le Canada s’est classé 18e en matière de gouvernance, l’une des catégories les plus pondérées dans la nouvelle méthodologie. La gouvernance mesure des facteurs liés à l’efficacité institutionnelle et à la stabilité nationale.

Dans cette catégorie, la confiance du public dans les institutions recoupe des enjeux qui touchent la vie quotidienne, allant de l’accès au logement et aux soins de santé aux services publics et à la confiance économique.

Par ailleurs, les États-Unis, qui ont terminé un rang devant le Canada au classement général, ont affiché des résultats inégaux dans les différentes catégories malgré de solides classements en matière de développement économique et de culture. Les États-Unis ont connu des difficultés dans des domaines tels que la santé et les infrastructures. Voici le classement des États-Unis :

  • 1re place en culture et tourisme
  • 2e place en développement économique
  • 15e place en opportunités
  • 17e place en gouvernance
  • 33e place en santé
  • 39e place en infrastructures
  • 41e place en santé civique
  • 72e place en environnement naturel

Opportunités et développement économique

Le Canada s’est classé 18e en matière d’opportunités et 21e en matière de développement économique.

Ces catégories mettent en lumière les préoccupations persistantes des Canadiens concernant l’accessibilité financière. Bien que le Canada ait obtenu des résultats relativement équilibrés dans plusieurs catégories, il ne s’est pas classé parmi les meilleurs dans les domaines liés à la performance économique.

Les récentes perspectives du marché du logement suggèrent que les défis liés à l’accessibilité financière continuent de s’étendre au-delà des grandes villes comme Toronto et Vancouver vers des endroits autrefois considérés comme abordables, notamment Ottawa, Montréal et Halifax.

Les prévisions en matière de logement suggèrent également qu’un ralentissement de l’activité de construction et une demande plus faible sur le marché pourraient persister dans certaines régions malgré des pressions persistantes sur l’accessibilité financière.

Infrastructures et santé

Le Canada s’est classé 20e en matière d’infrastructures et 27e en matière de santé. Il s’est également classé 27e dans le classement de la santé civique.

Pour les Canadiens, ces catégories touchent certains des débats nationaux les plus visibles du pays: l’accès aux soins de santé, les réseaux de transport en commun, la croissance démographique et la capacité des services publics.

M. Litke a expliqué qu’une catégorie allait au-delà de la simple existence d’une couverture de soins de santé. «En matière de santé, par exemple, nous examinons non seulement la couverture et le coût, mais aussi l’accès et la disponibilité», a-t-il précisé.

Environ 500 000 patients ont trouvé un médecin de famille ou un GMF «plus tôt que prévu» Dans la foulée de l’entente avec les médecins omnipraticiens, la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, a affirmé mercredi que 500 000 patients supplémentaires ont pu être pris en charge par un médecin de famille ou un groupe de médecine familiale, «et ce, plus tôt que prévu».

Le Canada a obtenu des résultats particulièrement bons dans certains domaines.

«La couverture universelle des soins de santé a obtenu 100 sur 100», a affirmé M. Litke. «Elle a obtenu 90 ou plus en matière d’espérance de vie.»

Mais d’autres indicateurs ont fait baisser la note globale, notamment le nombre de lits d’hôpital par habitant et le nombre de médecins par habitant.

«Il y a des endroits où l’accès peut être difficile, mais les résultats sont très solides», a ajouté M. Litke.

Résultats surprenants en matière d’environnement

La catégorie la plus faible du Canada était celle de l’environnement naturel, où il s’est classé 63e au niveau mondial. Cette catégorie mesure les efforts liés à la protection des ressources naturelles et des conditions environnementales telles que la qualité de l’air et la biodiversité.

M. Litke a précisé que cette catégorie ne se limite pas aux paysages pittoresques ou aux ressources naturelles.

«Le Canada obtient d’excellents résultats, par exemple, en matière de qualité de l’air ou de pollution lumineuse, mais des résultats bien inférieurs en ce qui concerne la richesse des espèces», a-t-il avancé.

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La catégorie inclut également des facteurs tels que les émissions de carbone, les espaces verts urbains et le commerce durable.

«Nous essayons d’adopter une vision holistique de l’environnement naturel», a-t-il mentionné. «Il ne s’agit pas seulement des ressources naturelles en termes de terres et d’eau, mais aussi des types de mesures de protection en place.»

M. Litke a souligné que le classement tient compte d’indicateurs mesurables plutôt que de perceptions – ce qui signifie que la réputation d’un pays ne se traduit plus par un meilleur score.

«Une forte présence européenne»

«Notre classement était globalement dominé par l’Europe», a rapporté M. Litke, la Suisse se classant première, la Suède troisième et la Norvège sixième au classement général.

Selon M. Litke, ces pays ont tendance à afficher des performances constantes dans plusieurs catégories plutôt que de s’appuyer sur un ou deux scores exceptionnellement élevés.

«Creusez un peu», a lancé M. Litke. «Si un pays en particulier vous intéresse, ou si vous vous intéressez à la gouvernance ou à la santé, allez voir au niveau des ensembles de données individuels comment ces pays ont été notés.»

Voici les 20 meilleurs pays, selon U.S. News:

  1. Suisse
  2. Danemark
  3. Suède
  4. Allemagne
  5. Pays-Bas
  6. Norvège
  7. Royaume-Uni
  8. Finlande
  9. Luxembourg
  10. Autriche
  11. Belgique
  12. France
  13. Irlande
  14. Australie
  15. Islande
  16. Singapour
  17. Japon
  18. États-Unis
  19. Canada
  20. Corée du Sud