Après plus de 20 ans de service dans le quartier de Montcalm, la clinique vétérinaire du Faubourg ferme officiellement ses portes.
«C’est une catastrophe», a lancé un résident du quartier, ajoutant se souvenir avec «mélancolie» de l’ancien modèle.
Autrefois indépendante, la clinique a été rachetée par Globalvet, une bannière de l’entreprise Daubigny.
Dans un courriel envoyé à ses clients, dont Noovo Info a obtenu copie, le groupe explique sa décision.
«Depuis la pause temporaire des opérations de la Clinique vétérinaire du Faubourg, nous avons travaillé à trouver une solution qui nous permettrait de rouvrir nos portes et de continuer à servir notre communauté. Malheureusement, malgré tous nos efforts, nous avons dû prendre la difficile décision de fermer définitivement l’établissement», peut-on lire.
L’entreprise précise toutefois veiller au bien-être des animaux et de la continuité des soins offerts à sa clientèle. Les dossiers et les suivis assurés par la clinique du Faubourg sont dorénavant pris en charge par les autres établissements de Québec-Centre, Hamel ou Duplessis.
Le recrutement du personnel en jeu?
C’est toutefois un autre coup dur pour le groupe, qui a fermé plusieurs de ses établissements au cours des dernières années. En septembre 2025, Daubigny fermait temporairement huit de ses cliniques au Québec, dont celle de Lévis-Lauzon. À l’époque, la pénurie de main-d’œuvre avait été citée pour expliquer les fermetures.
Pour Marie-Michèle Doiron, vice-présidente à la FPS-CSN, on ne parle pas d’un manque de main-d’œuvre, mais bien d’un «exode» des employés de Daubigny.
Un processus de syndicalisation a d’ailleurs vu le jour dans les dernières années. La CSN compte maintenant cinq cliniques Daubigny syndiquées au Québec.
«Quand les cliniques se font acheter, souvent ce qu’on a vu c’est que les conditions sont mises à terre, soit qu’il y a un gel ou une détérioration», souligne Mme Doiron.
François Proulx-Duperré, secrétaire général à Conseil Central Québec Chaudière-Appalaches, s’inquiète quant à lui de l’accessibilité aux soins pour le public.
«Ce qu’on remarque, c’est que le groupe Daubigny va vraiment placer son hégémonie dans les régions du Québec, achète des cliniques de quartier ou des cliniques indépendantes. Les gens se retrouvent devant un non-choix», constate le secrétaire général.
Questionnée à savoir si le manque de pénurie de main d’œuvre ou la rentabilité pouvaient expliquer la fermeture de la clinique vétérinaire du Faubourg, Daubigny n’a pas voulu fournir plus de réponses à Noovo Info.
À voir dans la vidéo.
Avec la collaboration de Laurie Gervais pour Noovo Info