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Camion de vivres bloqué aux États-Unis: toujours dans le flou concernant la suite

«Ça a un peu pris tout le monde au dépourvu», a confié le maire de l’île de Campobello.

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On voit ici le poste-frontière de St. Stephen, au Nouveau-Brunswick. (Source : Avery MacRae/CTV News Atlantic) On voit ici le poste-frontière de St. Stephen, au Nouveau-Brunswick. (Source : Avery MacRae/CTV News Atlantic)

Le maire de l’île de Campobello ne sait pas quelles seront les prochaines étapes après que des agents frontaliers américains ont empêché un camion se dirigeant vers l’île d’entrer aux États-Unis.

«Personne ne le sait, car nous avons affaire à un autre pays», a avoué Harvey Matthews vendredi à l’émission CTV Your Morning. «Ils ne sont pas tenus de nous laisser faire quoi que ce soit s’ils ne le souhaitent pas.»

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

M. Matthews a reçu jeudi soir une confirmation selon laquelle la situation pourrait être résolue, «mais ce n’est pas certain».

«J’espère qu’après cet après-midi, nous n’aurons peut-être plus à nous en inquiéter», a-t-il dit. «Mais si ce n’est pas le cas, je ne sais pas ce que nous allons faire.»

Le camion a été intercepté mardi par des agents frontaliers américains au poste frontalier de St. Stephen-Calais, entre le Nouveau-Brunswick et le Maine.

Le seul moyen d’accéder à l’île toute l’année est de passer par le pont de Lubec, dans le Maine, situé à environ 80 kilomètres par la route du poste frontalier.

Le camion dispose d’un permis délivré par le Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, qui lui permet de transporter des marchandises importées à travers la frontière.

Les agents ont refusé l’entrée au conducteur du camion, car le véhicule transportait du lait et «plus de 1000 bouteilles de spiritueux», selon l’agence frontalière américaine.

L’importation de ces articles aux États-Unis est interdite en vertu de nouvelles règles entrées en vigueur mardi dans le cadre de la guerre commerciale en cours.

«Ça a un peu pris tout le monde au dépourvu», a confié le maire Matthews.

Après s’être vu refuser l’entrée aux États-Unis, le camion a embarqué à bord d’un traversier du gouvernement provincial à destination de Deer Island, au Nouveau-Brunswick, puis a pris, de là, un traversier exploité par une entreprise privée pour se rendre à l’île Campobello.

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«Il effectue ses tournées habituelles comme d’habitude, mais il ne pourra tout simplement pas transporter ces articles», a expliqué le maire M. Matthews à propos du conducteur du camion.

Vikas Vakkanti, gérant de Campobello Value Foods a indiqué jeudi à CTV News Atlantic qu’il estimait le coût d’un transport par traversier à 450 $ et qu’il devrait exclure les produits laitiers et l’alcool de ses envois.

Le traversier privé devrait cesser ses activités pour la saison le 12 octobre, car il ne peut pas effectuer de traversées hivernales par mer agitée.

Le maire Matthews a communiqué avec la première ministre du Nouveau-Brunswick, Susan Holt, au sujet de la prolongation des activités du traversier, afin de maintenir ouverte une voie de transport viable.

«Je ne sais pas si cela va tout régler», a-t-il dit, soulignant la nature fastidieuse du trajet pour le chauffeur.

Mais il se montre optimiste quant à la possibilité de trouver une solution. «On dirait juste que… ça fait à peine quelques mois que ça commence qu’il y a déjà un autre problème», a-t-il mentionné. «Quand est-ce que ça va enfin prendre fin?»

Avec la collaboration de Melanie Price pour CTV News Atlantic et de La Presse canadienne

Devika Desai

Devika Desai

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