L’intelligence artificielle (IA) fait des progrès fulgurants pour aider les gens dans leurs tâches quotidiennes, allant jusqu’à traduire des textes dans différentes langues.
Ce texte est une traduction d’un contenu de CTV News.
Mais parfois, elle commet des erreurs qui peuvent s’avérer embarrassantes, et la Société de transport de Montréal (STM) ne fait pas exception.
On pense que la rue Bishop à Montréal a été nommée en l’honneur de l’évêque anglican du XIXe siècle, Francis Fulford. Sauf sur la ligne d’autobus 747 de Montréal, où elle a été rebaptisée «Beeshop», ce qui a suscité un tollé au sein de l’agence de transport en commun.
«Alors, oui, vous savez, nous utilisons probablement l’IA à bien des endroits et parfois… nous avons besoin d’un superviseur. Dans ce cas-ci, ça n’a pas été le cas», a expliqué Aref Salem, vice-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, à la radio CJAD 800.
La STM a indiqué qu’elle corrigerait le panneau, mais n’a pas pu expliquer pourquoi sa carte n’avait pas été relue au départ.
Les exemples de traductions douteuses abondent dans la ville. Par exemple, l’avenue Prince-of-Wales dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce. Un entrepreneur local a commis une énorme gaffe en l’appelant «Prince of Whales».
Le panneau est peut-être drôle, mais pour beaucoup de gens, c’est aussi le signe que nous comptons beaucoup trop sur l’IA.
«Cette histoire illustre parfaitement pourquoi on ne peut pas compter sur l’IA pour remplacer complètement les humains de sitôt. Elle fait des erreurs, elle a des hallucinations… elle peut inventer des histoires», a soutenu le journaliste spécialisé en technologie Carmi Levy.
C’est aussi une source d’embarras pour les traducteurs professionnels qui sont remplacés par l’IA.
«Avant tout, nous vérifions, nous validons la traduction. C’est donc bien plus qu’une simple relecture, car il faut vérifier la terminologie, la terminologie technique, s’assurer que ce sont les bons mots, la bonne syntaxe, la bonne grammaire — tout», a expliqué Betty Cohen, présidente de l’Ordre des traducteurs, terminologues et interprètes agréés.
La preuve, dit-elle, que les humains ont toujours l’avantage en matière de bon sens.

