Originaire de Pointe-Claire, Shaunna Burke affirme que son ascension au sommet de l’Everest en mai dernier a été l’un des moments les plus marquants de sa vie. Cet exploit est survenu deux ans après qu’on lui ait diagnostiqué un cancer du sein de stade 4.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
«À un moment donné, l’avenir semblait sombre, très sombre», confie-t-elle après le diagnostic. «Je ne savais pas si j’aurais un jour la chance de retourner en montagne.»
Cette diplômée de l’Université McGill a gravi pour la première fois la plus haute montagne du monde il y a 21 ans. Elle a été la deuxième Canadienne à réaliser cet exploit.
Mme Burke est aujourd’hui professeure agrégée à l’Université de Leeds, au Royaume-Uni, où elle réside. Son domaine de recherche porte sur l’exercice physique et le cancer.
Confrontée à sa maladie en phase terminale, elle est devenue son propre sujet d’étude, se soumettant à l’un des défis physiques les plus difficiles au monde. Deux personnes sont mortes sur la même voie qu’elle a empruntée, quelques jours avant qu’elle n’atteigne le sommet.
«Je pense qu’au final, mon diagnostic de cancer m’a vraiment appris à faire face à la mortalité et à faire la paix avec la mort et le fait de mourir», a expliqué Mme Burke.
«Je pense que cela m’a vraiment aidée en montagne, car il y a un risque élevé quand on part à l’Everest.»
— Shaunna Burke
Avant son ascension, Mme Burke a suivi une chimiothérapie, une radiothérapie et a finalement subi une ablation des ovaires. Tout au long de son traitement, elle a continué à se préparer.
«J’ai continué à faire de l’exercice pendant tous les traitements que j’ai suivis, j’ai persévéré tout au long de mon parcours. Je courais jusqu’à mes séances de chimiothérapie, je recevais ma perfusion, puis je rentrais à pied. »
Cette alpiniste expérimentée a partagé chaque étape de son périple sur Instagram sous le nom d’utilisateur dying to climb. Elle a raconté ce que c’était que d’atteindre le sommet, y compris les journées risquées où elle n’était pas sûre que ce soit possible.
Le compte compte plus de 10 000 abonnés, dont beaucoup l’ont contactée pour partager leur propre histoire de cancer.
«J’avais l’impression de gravir la montagne non seulement pour moi, mais aussi pour eux. C’était donc un moment très significatif d’être au sommet», a-t-elle dit.
Mme Burke a dédié son ascension aux personnes touchées par le cancer, continuant à collecter des fonds pour la lutte contre le cancer au Royaume-Uni, avec pour objectif ultime d’inspirer les autres, quels que soient les obstacles qui se dressent sur leur chemin.

