Société

Après l’incertitude, près de 2 M$ sont débloqués pour la prévention de la criminalité chez les jeunes à Montréal

Le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, admet qu’il aurait «aimé que ce soit plus longtemps» que pour un an. Le financement se terminait cette année, mais des sommes ont pu être débloquées malgré un budget serré.

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Après l’incertitude, près de 2 M$ sont débloqués pour la prévention de la criminalité chez les jeunes à Montréal Par Alicia Miljour | Tous les intervenants s’entendaient pour le dire, jeudi matin: il faudrait du financement récurrent pour agir en prévention de la criminalité chez les jeunes à Montréal, mais aussi partout ailleurs au Québec. Pour l’heure, on se réjouit de l’annonce d’un investissement de 1,9 million pour financer 11 projets d’espaces jeunesse dans la métropole sur un an.

Tous les intervenants s’entendaient pour le dire, jeudi matin: il faudrait du financement récurrent pour agir en prévention de la criminalité chez les jeunes à Montréal, mais aussi partout ailleurs au Québec. Pour l’heure, on se réjouit de l’annonce d’un investissement de 1,9 million pour financer 11 projets d’espaces jeunesse dans la métropole sur un an.

Le ministre de la Sécurité publique, Ian Lafrenière, ainsi que le chef du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Fady Dagher, entre autres, étaient au Centre Lasallien du quartier Saint-Michel pour annoncer ce financement jeudi.

Les près de 2 millions de dollars (M$) prévus serviront à reconduire neuf projets d’espaces jeunesse et deux nouveaux pourront voir le jour.

Ces projets permettent aux jeunes, notamment, de bénéficier d’un accompagnement personnalisé, en plus d’avoir accès à des intervenants et à des activités sportives, culturelles ou créatives, que ce soit dans le cadre de leur parcours scolaire ou en dehors des heures de classe.

«Ces activités peuvent faire une réelle différence dans leurs vies» pour «tisser des liens avec leur communauté», a commenté le responsable de la sécurité et de la prévention au comité exécutif de la Ville de Montréal, Dimitrios Jim Beis en conférence de presse.

«J’espère qu’on sera réunis tous ensemble à l’avenir pour annoncer un investissement récurrent.»

—  Dimitrios Jim Beis, responsable de la sécurité et de la prévention au comité exécutif de la Ville de Montréal

Le ministre Lafrenière, de son côté, admet qu’il aurait «aimé que ce soit plus longtemps». Le financement se terminait cette année, mais des sommes ont pu être débloquées malgré un budget serré.

«Quand une fenêtre d’opportunité s’ouvre, c’est-à-dire quand un jeune demande de l’aide, surtout quand il est déjà sur une trajectoire criminelle, ou même pour faire de la prévention, on ne peut pas remettre ça au lundi après-midi», a dit M. Lafrenière. «C’est le bon moment de mettre ça en place et c’est pour ça que c’est important d’avoir des gens sur le terrain.»

Le chef du SPVM, Fady Dagher, s’est dit «ému» de l’annonce. «Des bonnes nouvelles, ces temps-ci, il n’y en a pas beaucoup», a-t-il affirmé.

«Un jeune n’est pas criminel 24 heures sur 24 et il ne naît pas criminel. C’est donc notre responsabilité collective de le reprendre et de le remettre dans le droit chemin», ajoute-t-il.

Le ministre Lafrenière et le chef de police Fady Dagher ont exprimé leur inquiétude pour le rajeunissement des jeunes qui se retrouvent attirés par le crime organisé au Québec dans les dernières années.

Le 5 décembre 2021, le gouvernement du Québec a annoncé un investissement de 8 M$ sur quatre ans, soit 2 M$ par année financière à partir de 2022-2023, a rappelé le ministère de la Sécurité publique dans un communiqué.

Ce soutien financier a été élaboré dans le cadre du Comité stratégique en sécurité urbaine de Montréal, qui a pour mandats, entre autres, d’assurer la complémentarité des actions mises en œuvre en sécurité urbaine par tous les acteurs gouvernementaux et institutionnels concernés et de définir les interventions les plus urgentes à mettre en place.