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Alors que les États-Unis pourraient supprimer le changement d’heure, quelle est la position du Canada?

Voici un bref aperçu de certaines initiatives similaires au Canada à l’heure actuelle.

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Electric Time Company L'horloger Scott Gow règle les aiguilles d'une horloge chez Electric Time Company, mercredi 30 octobre 2024, à Medfield, dans le Massachusetts.

Alors que les États-Unis se dirigent vers l’heure d’été permanente, plusieurs provinces canadiennes pourraient envisager un changement similaire.

La Chambre des représentants américaine a voté mardi une mesure visant à instaurer l’heure d’été toute l’année à l’échelle nationale, emboîtant ainsi le pas à 19 États qui ont engagé leurs propres procédures législatives pour adopter ce changement.

Ce texte est la traduction d’un article de CTV News

Adopté à la majorité de 308 voix contre 117, le projet de loi va désormais être soumis au Sénat américain pour approbation, puis au président américain pour signature.

Voici un bref aperçu de certaines initiatives similaires au Canada à l’heure actuelle.

Les régions qui ont franchi le pas

La Saskatchewan, la Colombie-Britannique et le Yukon sont les trois seules régions qui n’appliquent plus le changement d’heure semestriel.

La Saskatchewan a été la première région à franchir le pas en 1966, suivie par le Yukon en 2020. Les deux régions sont ensuite revenues à l’heure de leur fuseau horaire respectif.

La Colombie-Britannique a adopté une loi en 2019, mais n’a mis en œuvre ce changement que sept ans plus tard, en mars 2026. La province a choisi d’adopter l’heure d’été permanente, à l’exception de certaines régions de l’est et du nord-est.

Les provinces et le territoire qui envisagent de changer

En avril, l’Alberta a déposé un projet de loi visant à adopter l’heure d’été permanente. Les Territoires du Nord-Ouest se sont engagés à suivre l’exemple de l’Alberta pour abandonner les changements d’heure, les deux juridictions partageant le même fuseau horaire.

Le gouvernement de la Saskatchewan a déclaré qu’il suivait de près l’initiative de l’Alberta et qu’il pourrait modifier sa législation en conséquence.

En 2020, le gouvernement de l’Ontario a adopté une loi visant à mettre fin au changement d’heure biannuel et à rendre l’heure d’été permanente, à condition que le Québec et l’État de New York acceptent de faire de même.

Cependant, le Québec n’a pas annoncé son intention de changer de régime dans un avenir proche, malgré une réponse écrasante lors d’une consultation publique en 2024, au cours de laquelle 91 % des personnes interrogées se sont déclarées favorables à la suppression totale du changement d’heure.

Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse a déclaré aux journalistes en avril qu’il serait disposé à envisager un changement si les autres provinces de l’Atlantique se ralliaient à cette initiative.

Arguments en faveur de la suppression du changement d’heure

Si le fait de gagner une heure de sommeil en novembre a généralement été bien accueilli par beaucoup, les avantages s’arrêtent peut-être là, selon certains chercheurs.

Des études ont montré que les changements d’heure semestriels perturbent les rythmes de sommeil des personnes, ce qui pourrait entraîner un manque de sommeil chronique et une augmentation des niveaux d’hormones de stress.

Une étude de 2025 a établi un lien entre le changement d’heure et un risque accru d’obésité et d’accident vasculaire cérébral. Cette même étude indiquait également que la perte d’une heure chaque mois de mars avait déjà été associée à une augmentation des crises cardiaques et des accidents de la route mortels.

L’adoption de ce projet de loi américain pourrait grandement faciliter la tâche des entreprises canadiennes qui doivent fonctionner selon deux fuseaux horaires pendant six mois de l’année, et donner le feu vert à des provinces comme l’Ontario qui attendent de pouvoir effectuer elles-mêmes ce changement.

En Colombie-Britannique, une loi visant à rester définitivement à l’heure d’été a été adoptée en 2019, mais le premier ministre de l’époque, John Horgan, avait déclaré que ce changement dépendrait de la décision des États situés au sud de la frontière de faire de même. L’actuel premier ministre, David Eby, s’est rangé à l’avis de M. Horgan en 2023 et a déclaré que les relations étroites de la province avec les États-Unis soulevaient des préoccupations commerciales légitimes si la province passait à un fuseau horaire différent. Malgré cet argument, la province a choisi ce printemps de rester à l’heure d’été permanente, également appelée « daylight saving time ».

Devika Desai

Devika Desai

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National Digital Producer, CTVNews.ca