Le fondateur du Groupe Nordik affirme que le Nordik Spa Village de Chelsea, en Outaouais, a mis en place de nouvelles mesures de sécurité dans le cadre d’un recours collectif alléguant des agressions sexuelles commises par des massothérapeutes.
Le recours a été intenté en août 2025 par une femme qui affirme avoir été victime d’une agression sexuelle de la part d’un massothérapeute au Nordik Spa Village de Chelsea, en décembre 2024. Un juge a autorisé, plus tôt ce mois-ci, que ce recours soit traité comme un recours collectif, auquel près de 150 personnes se sont jointes.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News
Le recours allègue l’existence d’un «problème systémique concernant la prévention des agressions sexuelles et des inconduites» au spa.
Dans une déclaration publiée sur les médias sociaux, le fondateur du Groupe Nordik, Martin Paquette, a imputé la responsabilité à «certains massothérapeutes mal intentionnés, qui travaillent à titre d’entrepreneurs indépendants», pour avoir abusé de la confiance que les clients leur accordaient.
«Au cours des 21 dernières années, il y a malheureusement eu des cas où des massothérapeutes se sont livrés à des comportements inacceptables. Mes pensées vont à celles et ceux qui affirment avoir vécu de telles situations. Personne ne devrait jamais avoir à vivre une telle expérience dans un lieu dédié au bien-être. Un seul cas, c’est déjà un de trop. En tant que propriétaire d’entreprise et père d’une jeune femme, je suis profondément bouleversé par cette affaire, et je suis en colère», a dit M. Paquette.
M. Paquette a reconnu l’existence de la poursuite dans son message, précisant que Nordik ne s’y était pas opposé au stade de l’autorisation.
«Nous souhaitons que les circonstances entourant ces allégations soient examinées de manière approfondie», a-t-il écrit.
Nouvelles mesures de sécurité
M. Paquette a indiqué que Nordik a mis en place de nouvelles mesures pour protéger les visiteurs et «rehausser les normes de l’industrie».
Il a précisé que du personnel de sécurité serait toujours présent à l’étage dédié à la massothérapie. Avant de recevoir un traitement, les clients devront remplir un formulaire de consentement indiquant les zones où ils se sentent à l’aise pour recevoir un massage et celles qu’ils préfèrent que le massothérapeute évite.
«Tous nos massothérapeutes ont reçu une formation sur le consentement et la prévention de la violence sexuelle, et ils vérifieront régulièrement avec vous pendant votre massage pour s’assurer que vous vous sentez à l’aise. Nous avons également installé un système audio dans nos salles de traitement afin de mieux protéger nos clients, une première dans l’industrie, et une mesure appuyée par nos massothérapeutes», a écrit M. Paquette.
Il a précisé que si, à un moment quelconque, un client se sentait mal à l’aise, il pouvait interrompre le massage.
«Nous serons à votre écoute», a affirmé M. Paquette. «Si un incident s’est produit, quelle que soit la nature du malaise, y compris un malaise de nature sexuelle, nous tenons à en être informés afin de pouvoir agir immédiatement.»
Il a exhorté les clients ayant été victimes d’un crime à le signaler à la police.
«Ceux et celles qui choisissent de se manifester peuvent compter sur le soutien du Groupe Nordik tout au long du processus. Nous ne défendrons jamais l’indéfendable. Nous coopérerons pleinement avec les autorités et dans le cadre de toute procédure judiciaire en cours», a-t-il mentionné.
Appels à une réglementation accrue
Contrairement à l’Ontario, le Québec ne dispose pas d’un ordre professionnel provincial régissant les massothérapeutes.
M. Paquette a également déclaré que le Québec avait besoin de mesures plus strictes pour réglementer la profession de massothérapeute dans la province.
«L’absence de réglementation dans le secteur de la massothérapie au Québec est un problème grave», a-t-il dit.
«Nous ne pouvons plus accepter le statu quo. Le Québec a besoin d’une surveillance accrue de la profession de massothérapeute et de mécanismes qui protègent véritablement le public, qu’il s’agisse de créer un ordre professionnel ou de mettre en place un organisme d’autoréglementation.»
M. Paquette affirme qu’il invite l’ensemble de l’industrie, les associations, les fédérations, les établissements et les autres intervenants à se joindre à lui pour faire avancer ce dossier.
«La protection du public doit être une priorité collective. Nous avons tous un rôle à jouer, et nous devons faire mieux», a-t-il déclaré.

