La Mission Bon Accueil préparait lundi son traditionnel souper de l’Action de grâce servi par les joueurs des Alouettes de Montréal. Toutefois, on remarque des changements dans la clientèle de l’organisme alors que les demandes d’aide sont en augmentation en raison de l’inflation.
En entrevue avec Noovo Info, Sam Watts qui est président-directeur général de l’organisme, explique qu’il a remarqué une augmentation d’environ 15 % dans les demandes et une diminution de 15 % de la nourriture reçue.
«Ça, ce n’est pas une recette pour le succès.»
— Sam Watts, PDG de la Mission Bon Accueil
Une clientèle qui change
M. Watts affirme également voir un changement dans la clientèle des services de l’organisme. On y voit désormais des personnes avec un emploi par exemple. Les demandes des personnes âgées de 60 ans et plus sont également en hausse surtout lorsqu’elles sont seules.
À l’échelle du pays, plus de 35 % des organismes qui œuvrent en aide alimentaire ont dû refuser des prestataires faute de nourriture ou de ressources, selon un récent sondage réalisé par l’organisme Deuxième Récolte. Pour les organismes concernés, il y a en a moyenne 878 personnes qui sont en attente d’aide.
«Uniquement à Montréal, en terme de personnes uniques, on parle de 240 000 personnes qui font appel à l’aide alimentaire», indique la conseillère principale en communications de Moisson Montréal, Éliane Larouche. C’est l’équivalent de Sherbrooke, selon Mme Larouche.
Moisson Montréal répond à plus de 500 000 demandes par mois à travers son réseau comptant plus de 300 organismes communautaires. Un nombre qui ne cesse d’augmenter. L’année dernière, 25 millions de kilos de nourriture ont été distribués par Moisson Montréal. «Et ça ne suffit pas», soutient Mme Larouche.
Voyez le reportage complet de Lili Mercure dans la vidéo.

