La famille de Laureanna Echaquan s’est donné rendez-vous sur le site d’un terrain de soccer de la Ville de Joliette. Les travaux d’exhumation pour retrouver la dépouille du bébé atikamekw commencent aujourd’hui.
Les prochaines heures, voire les prochains jours, seront chargées en émotions, car quatre sites ont été ciblés pour effectuer des recherches.
La coroner Géhane Kamel est mandatée pour superviser les travaux. Il s’agit de la cinquième exhumation autorisée par la Cour supérieure du Québec depuis l’adoption de la Loi 79 en 2021, qui force les institutions à remettre les documents qui permettent de retrouver des enfants autochtones, qui comme Laureanna, ne sont jamais rentrés d’un séjour à l’hôpital.
Le bébé atikamekw avait été conduit en hydravion à l’Hôpital de Joliette, à 200 km de la communauté de Manawan, pour soigner une pneumonie. Laureanna, âgée d’à peine trois mois serait décédée et aurait été placé dans une boîte de styromousse avant d’être enterrée dans un champ de maïs à l’extérieur des limites du cimetière.
Pendant des dizaines d’années, ses parents ont tenté d’obtenir des réponses, mais en vain.
La grande sœur de Laureanna, Viviane Niquay-Echaquan poursuit la mission de ses parents aujourd’hui décédés. La famille a plus que jamais l’espoir de pouvoir la ramener au cimetière de Manawan.

