La Ville d’Ottawa mène une enquête après qu’un adolescent a été attaqué par plusieurs coyotes au parc de conservation Lalande, à Orléans, cette semaine.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
La mère d’un garçon de 14 ans affirme que son fils a été attaqué par trois coyotes dans le parc. CTV News Ottawa a accepté de ne pas révéler son identité pour des raisons de confidentialité.
Elle raconte que son fils rentrait à vélo à la maison en traversant le parc vers 20 h 30 jeudi soir lorsqu’un coyote s’est précipité sur lui sans provocation. Deux autres sont alors arrivés par le côté.
«L’un d’eux s’est accroché à sa chaussure, puis l’autre a atteint sa jambe», a-t-elle raconté.
«Ils étaient trois, l’un était assez gros. Il a dit qu’il lui arrivait à peu près à la taille, un autre était un peu plus petit, et le dernier encore un peu plus petit que celui-là.»
— Une mère d'un adolescent de 14 ans
Elle a dit qu’il avait lancé son vélo et son casque sur les coyotes pour essayer de les déloger de sa jambe, mais qu’il continuait d’être attaqué. Il a réussi à s’enfuir en courant et à grimper sur un rocher à proximité.
Après avoir attendu quelques minutes, il a tenté de redescendre du rocher pour récupérer son vélo, mais les animaux continuaient à hurler, grogner et aboyer.
«Il a dit qu’on aurait dit qu’ils étaient une douzaine, mais en réalité, il n’y en avait que trois», a-t-elle dit.
Il a finalement décidé de s’enfuir en courant aussi vite que possible, sautant du rocher avant de franchir une clôture pour se réfugier dans une école voisine.
«Tu dois venir me chercher. J’ai été attaqué. J’ai été attaqué», lui a dit son fils lorsqu’il l’a appelée après s’être échappé.
Elle explique qu’il se remet actuellement chez lui de blessures à la jambe gauche, avec des éraflures et des égratignures à l’arrière du mollet, du genou à la cheville. Il a été emmené au CHEO où il a reçu un traitement antirabique par mesure de précaution.
Elle affirme que l’incident a été choquant. Bien qu’ils savaient qu’il y avait des coyotes dans le parc, ils n’auraient jamais pensé qu’ils pouvaient être dangereux.
«Il était en état de choc ce jour-là, il n’arrivait pas à croire ce qui s’était passé», a-t-elle déclaré.
«Je pense qu’il s’en remettra, je pense qu’il bénéficie d’un grand soutien autour de lui, mais j’espère que cela ne se reproduira pas ailleurs, car cela pourrait se passer différemment selon la personne concernée.»
Les autorités affirment que les attaques de coyotes contre des humains sont extrêmement rares. La police enquête sur deux attaques de coyotes survenues à Markham, en Ontario, le mois dernier.
La Ville surveille une tanière de coyotes
La Ville d’Ottawa indique qu’elle surveille une tanière de coyotes dans la région et conseille aux résidents de tenir compte des panneaux d’avertissement et de restriction à proximité.
«La zone entourant les tanières de coyotes est signalée par des panneaux d’avertissement depuis plusieurs semaines et a récemment été mise à jour pour inclure des panneaux “Interdit au public”», a écrit Nick Stow, gestionnaire de programme au service des systèmes naturels et des initiatives stratégiques, dans une déclaration.
Dans une déclaration, la conseillère du quartier Orléans-Sud-Navan, Catherine Kitts, a indiqué que des panneaux «Accès interdit au public» avaient été installés à la mi-mai. Mme Kitts affirme que le récent incident a modifié l’évaluation de la situation par la Ville d’Ottawa.
«Compte tenu de l’emplacement de la tanière, l’élaboration d’une ligne de conduite appropriée pour l’avenir est une tâche très complexe et en constante évolution, en particulier lorsqu’il s’agit de trouver un équilibre entre la sécurité publique, les pratiques de gestion de la faune et les règlements provinciaux», a indiqué Mme Kitts.
«On m’a informée que l’approche de la Ville à l’avenir sera différente à la lumière de l’incident signalé. Plusieurs services municipaux collaborent activement pour évaluer la situation et élaborer une réponse efficace et coordonnée.»
Les ambulanciers d’Ottawa ont affirmé jeudi à CTV News Ottawa qu’ils n’avaient reçu aucun appel récent concernant des blessures liées à des coyotes.
En avril, la police d’Ottawa a publié un communiqué sur les réseaux sociaux signalant la présence de deux «coyotes effrontés» aperçus près du parc de conservation Lalande.

M. Stow précise que toute observation de coyote doit être signalée au 311, et que les résidents doivent composer le 911 si un animal sauvage représente une menace immédiate pour la sécurité publique.
«Si un animal sauvage griffe ou mord et perce la peau, il faut contacter Santé publique Ottawa», a souligné M. Stow.
Selon lui, les résidents devraient prendre les précautions suivantes lorsqu’ils sont confrontés à des animaux sauvages agressifs:
- Ne jamais s’approcher ni tenter de toucher l’animal
- Ne pas tourner le dos ni s’enfuir
- Reculer lentement tout en restant calme
- Se tenir droit, agiter les bras et faire du bruit
- Avoir une lampe de poche sur soi lorsqu’on se promène la nuit
Il ajoute que les résidents devraient éviter les zones boisées, surtout après la tombée de la nuit.


