Un pesticide considéré comme étant plus risqué pour la santé et l’environnement que le glyphosate a été détecté dans l’eau potable de plusieurs municipalités du Québec. Les concentrations de S-métolachlore mesurées dépassent le seuil établi par l’Union européenne dans sept municipalités.
C’est à Saint-Césaire, Repentigny, Montréal, Cowansville, Longueuil, Oka et Châteauguay que les concentrations les plus élevées de métolachlore-ESA ont été observées.

Ces analyses, réalisées par l’organisme Vigilance OGM, sont-elles inquiétantes? Boire l’eau potable des sept municipalités dévoilées dans l’étude est-il dangereux pour la santé?
Aux yeux du professeur de chimie à l’Université de Montréal, Sébastien Sauvé, «il faut relativiser» face à ces données, car «aucun échantillon ne dépassait les normes applicables au Québec».
Or, les analyses montrent un constat plus frappant: une présence combinée de plusieurs substances chimiques dans l’eau potable.
Le S-métolachlore est un pesticide utilisé pour lutter contre les mauvaises herbes serait susceptible de provoquer le cancer, a indiqué l’Agence européenne des produits chimiques. Depuis 2024, l’utilisation de ce pesticide a été interdite dans l’Union européenne.
Pourquoi Santé Canada n’a pas voulu emboîter le pas?
«Les calculs scientifiques faits par les experts sont basés principalement sur des données qui sont fournies par l’industrie dont l’intérêt premier est que l’on consomme. Il y a un peu un enjeu d’intérêt», a conclu M. Sauvé.
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