Les algues bleu-vert, ou cyanobactéries, sont présentes à l’état naturel dans les lacs, les rivières et les étangs, mais elles peuvent rendre l’eau dangereuse.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Au lac Saint-Augustin, Céline Vaneeckhaute, professeure de génie chimique à l’Université Laval, teste une technologie qui pourrait résoudre le problème dans les lacs québécois, en éliminant le phosphore qui alimente la prolifération d’algues.
Les algues bleu-vert sont «assez dangereuses, surtout, bien sûr, pour les personnes vulnérables, les jeunes enfants, les personnes âgées, mais aussi pour les animaux», explique-t-elle.

Mme Vaneeckhaute ajoute que les fosses septiques mal entretenues et le ruissellement des eaux sont souvent à l’origine de l’accumulation de phosphore dans les plans d’eau. Cet élément favorise alors la multiplication des algues bleu-vert.
«Cela peut causer des problèmes de peau, mais aussi des troubles digestifs, de la diarrhée, des vomissements et d’autres symptômes de ce genre.»
— Céline Vaneeckhaute, professeure de génie chimique à l’Université Laval
«Bien sûr, cela constitue également une menace pour notre production d’eau potable», confie-t-elle à CTV.
Selon Conservation de la nature Canada, 88 % de l’eau potable du pays provient des lacs et des rivières; les algues bleu-vert constituent donc une préoccupation majeure.
«En gros, ce que nous faisons, c’est pomper l’eau du lac par ce tuyau. L’eau entre ensuite dans cette colonne, où se trouve la résine qui absorbe les phosphates: ceux-ci s’y fixent, puis l’eau propre ressort», explique Mme Vaneeckhaute.

L’appareil est relié à deux ordinateurs qui surveillent les niveaux de phosphore pendant le pompage.
La professeure indique que la prochaine étape consiste à trouver le financement nécessaire pour étendre le projet à plus grande échelle, mais les villes manifestent déjà leur intérêt.
De son côté, Gabrielle Roy-Grégoire, de l’organisme Eau Secours, affirme que cela ne la surprend pas.
«C’est un fardeau vraiment lourd pour les municipalités : traiter l’eau potable ou traiter l’eau douce pour en faire de l’eau potable, mais aussi traiter les eaux usées avant qu’elles ne soient rejetées dans l’environnement», indique Mme Roy-Grégoire à CTV.

