Science et nature

Ne pas se laver pour attirer les femmes: qu’est-ce que le «pheromone-maxxing»?

Une tendance qui a émergé sur les réseaux sociaux.

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A man's shirt is bathed in sweat before seven in the morning as he parks cars and provides security for a downtown cafe July 20, 2023, in Mexicali, Mexico. (AP Photo/Gregory Bull, File) Le 20 juillet 2023, à Mexicali, au Mexique, un homme a déjà la chemise trempée de sueur avant sept heures du matin, alors qu'il s'occupe du stationnement et assure la sécurité d'un café du centre-ville. (Gregory Bull)

Ne pas se laver, porter des vêtements dans lesquels on a transpiré et même boire sa propre urine avant d’aller à un rendez-vous galant… Ce sont certains des gestes d’hygiène douteux qui sont posés au nom du pheromone-maxxing, une tendance qui a émergé sur les réseaux sociaux.

Des jeunes hommes ont expliqué pratiquer le pheromone-maxxing pour augmenter la quantité de phéromones sexuelles qu’ils produisent dans l’espoir d’attirer des femmes. Mais si le phénomène existe chez les autres animaux, il n’a pas été confirmé chez les humains.

Ce texte est la traduction d’un contenu de CNN.

«Les phéromones, pour faire simple, sont ces composants odorants qui émanent des animaux lorsqu’ils veulent envoyer un message à un congénère ou à une autre espèce. Mais quand on parle de phéromones sexuelles […], il n’y a pas de preuve que les humains les possèdent», explique la vulgarisatrice scientifique Melanie Byrd.

Mais une étude des années 1990 intitulée Sweaty T-Shirt Study a avancé que certaines femmes préféraient l’odeur de certains hommes plutôt que d’autres, particulièrement si leur Complexe Majeur d’Histocompatibilité (MHC) était différent des leurs.

«Le MHC est un ensemble de gênes qui affecte principalement la façon dont votre système immunitaire fonctionne. Il a été avancé par la suite que la raison qui expliquait cela était un désir de diversité génétique», précise Melanie Byrd.

Cette hypothèse se cache peut-être derrière le pheromone-maxxing.

Le maxxing

Les résultats escomptés par la pratique du pheromone-maxxing peuvent s’apparenter à ceux attendus du looksmaxxing. Cette autre tendance en ligne promeut des dizaines de méthodes à faire soi-même censées «optimiser» son apparence physique.

Pour les membres de la communauté du looksmaxxing qui espèrent atteindre ce qu’ils considèrent comme le physique masculin ultime, aucune méthode n’est trop extrême.

Les adeptes du bone smashing pensent qu’en frappant leur mâchoire à coups de poing et de marteau, les os se ressouderont pour former un profil plus ciselé.

D’autres techniques portant des noms tels que mewing et zygopulling prétendent que la manipulation de la langue ou des os faciaux peut remodeler le visage et la mâchoire afin d’obtenir une apparence souhaitable.

Mais les experts affirment que la communauté du looksmaxxing utilise un langage d’autoamélioration pour promouvoir des techniques douteuses — et souvent dangereuses — qui ont des conséquences désastreuses sur la santé physique et mentale, en particulier chez les jeunes qui sont de plus en plus pris dans cette tendance.

Avec de l’information de La Presse canadienne