Les chercheurs du nord de la Nouvelle-Écosse n’ont pas encore déterminé la cause du décès d’un grand requin blanc qui s’est récemment échoué près de Pictou.
Selon la Marine Animal Response Society, le corps de ce requin mâle de 580 kg a été découvert vendredi sur une plage, où les chercheurs ont passé la fin de semaine à pratiquer une autopsie.
La docteure Laura Bourque, du Réseau canadien pour la santé de la faune située à l’Île-du-Prince-Édouard, précise qu’aucune cause évidente de décès n’a été identifiée et que des analyses complémentaires sont nécessaires.
Selon les experts, les mesures de conservation ont permis à la population de grands requins blancs de se rétablir après un déclin important dans les années 1970 et 1980. Certains éléments indiquent que le changement climatique a entraîné un réchauffement des températures océaniques, facilitant ainsi la propagation vers le nord de certaines espèces marines.
Selon l’Observatoire des requins du Saint-Laurent, la dernière fois qu’une personne a été tuée par un requin dans les eaux canadiennes remonte à juillet 1953, lorsqu’un requin avait percuté un bateau de pêche au homard, provoquant son chavirement. Le pêcheur s’était alors noyé, mais n’avait pas été mordu.
La base de données de l’observatoire sur les attaques de requins dans les eaux canadiennes comprend 30 cas remontant à 1691.
On ne recense que 4 autres cas de décès jugés plausibles et 24 incidents n’ayant entraîné aucune blessure.
