Les marmottes, se retrouvent une fois de plus sous les feux de la rampe lors du Grand Prix du Canada à Montréal.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Après qu’un autre rongeur a été percuté sur la piste cette année, les questions se multiplient quant à la gestion de la faune autour du circuit Gilles-Villeneuve, au Parc Jean-Drapeau.
Les marmottes surgissent régulièrement le long de la piste, traversant la route à toute vitesse et s’approchant parfois dangereusement de l’action.
En 2025, l’une de ces rencontres a laissé le septuple champion du monde Lewis Hamilton visiblement secoué.
«J’étais optimiste, puis, je n’ai pas vu ce qui s’est passé, mais j’ai évidemment entendu dire que j’avais percuté une marmotte», a-t-il dit. «C’est dévastateur.»
Il a ajouté plus tard qu’il avait le cœur brisé.
Lors de l’essai de vendredi, Alexander Albon a percuté une marmotte, ce qui a projeté sa voiture dans les barrières.

Un habitat favorable mais risqué
Les responsables défendent désormais leur opération de gestion de la faune autour du circuit.
«Le parc Jean-Drapeau offre un habitat favorable à de nombreux petits animaux, en particulier les marmottes, en raison de la faible présence de leurs prédateurs naturels», a affirmé la Société du parc Jean-Drapeau.
«Cependant, leur présence sur l’Île Notre-Dame, surtout le long du Circuit Gilles-Villeneuve, peut entraîner des situations risquées pour les usagers du parc — notamment en raison de leurs interactions avec les cyclistes et les autres usagers du circuit — ainsi que pour la faune elle-même. Afin d’assurer une cohabitation sécuritaire pour tous, la Société du Parc Jean-Drapeau mène chaque année des opérations de gestion de la faune.»
Afin de prévenir les accidents, la société indique qu’une trentaine d’animaux (20 marmottes et 10 ratons laveurs) ont été capturés début mai et relocalisés dans «un environnement plus adapté sur l’île Sainte-Hélène (où se trouve le Parc Jean-Drapeau)».
«Les cages contiennent de la nourriture et de l’eau, et toutes les précautions sont prises pour minimiser le stress des animaux.»
— Société du parc Jean-Drapeau
L’opération de relocalisation a été menée avant la saison de mise bas des animaux.
De plus, la société a indiqué utiliser des systèmes de géolocalisation et d’autres dispositifs pour mieux cerner les zones de forte présence de la faune et documenter les zones d’intervention.
Relocalisés, mais pas en sécurité
Rob Boisvert, sauveteur d’animaux, n’est pas convaincu.
«On peut peut-être relocaliser la mère, mais il y a de fortes chances que les bébés soient terrifiés», a expliqué le cofondateur de 269 Animal Rescue. «Ils sont maintenant de retour dans la tanière, selon leur âge, et ils ne seront pas capables de se débrouiller seuls ; il y a de fortes chances qu’ils meurent.»
Le parc affirme avoir terminé son opération de relocalisation le 15 mai, plus tôt que d’habitude en raison du calendrier avancé du Grand Prix.
M. Boisvert soutient que, peu importe le moment, le fait de déplacer des animaux loin de leur territoire familier peut créer encore plus de risques.
«C’est une zone où ils connaissent leurs sources de nourriture et d’eau», a-t-il dit. «Ils connaissent également la situation des prédateurs.»
Après la collision de vendredi, la Société du parc Jean-Drapeau a souligné qu’elle continuait de travailler avec ses partenaires et qu’elle effectuait des évaluations saisonnières pour revoir ses pratiques de gestion de la faune.

