Le sort d’un bébé singe au Japon, devenu une vedette des réseaux sociaux illustre la cruauté des zoos, selon une association de défense des animaux, mais son malheur fait le bonheur de la chaîne d’ameublement Ikea qui commercialise la peluche orang-outan à laquelle s’accroche le petit macaque.
Punch, un bébé macaque abandonné par sa mère, est devenu une célébrité après la diffusion d’images le montrant harcelé par d’autres singes et cherchant du réconfort auprès de sa peluche orang-outan au zoo d’Ichikawa, près de Tokyo.
«Les zoos ne sont pas des sanctuaires: ce sont des lieux où les animaux sont confinés, privés d’autonomie et de leur environnement familier et social qu’ils auraient eu à l’état sauvage», a déclaré l’association PETA (Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux).
«Tant que les établissements continueront de traiter les êtres sensibles comme des attractions, des animaux comme Punch continueront de souffrir en captivité», souligne dans un communiqué Jason Baker, directeur de PETA pour l’Asie.

Il demande le transfert de Punch dans un environnement plus naturel. Rejeté par sa mère, Punch a été élevé par des humains à sa naissance en juillet et a commencé son entraînement pour rejoindre ses congénères récemment.
Son sort a ému les internautes donnant naissance à une communauté de fans dévoués sous le hashtag #HangInTherePunch.
Parallèlement, le géant suédois de l’ameublement Ikea, fabricant de la peluche orang-outan, a constaté un intérêt «sans précédent» et des ventes de cette peluche à laquelle s’accroche le petit singe «nettement» supérieures à la normale.
«Le produit est actuellement en rupture de stock sur certains marchés, notamment au Japon et aux États-Unis», a indiqué par courriel à l’AFP le groupe Ingka, la société holding qui contrôle la plupart des magasins IKEA.
Durant le long weekend férié au Japon, les fans ont fait la queue pour apercevoir Punch, a indiqué le zoo d’Ichikawa sur la plateforme X. Plus de 5 000 visiteurs ont été enregistrés lundi. Le zoo a précisé avoir mis en place une zone d’accès restreinte autour d’une partie de l’enclos des singes, afin de réduire le stress des animaux. De nombreuses personnes ont demandé comment faire un don, en argent ou en nature, a-t-il ajouté.
