Une conférence sur l’espace ouverte au public est organisée chaque année à travers le pays par la Société canadienne d’astronomie. Mardi soir, c’est la communauté québécoise qui en a profité au micro de la porte-parole scientifique de James Webb.
Dans l’amphithéâtre de l’Université de Montréal, les amateurs d’astronomies viennent de tous les horizons.
«Moi je suis en ressources humaines, ça n’a aucun rapport», raconte tout sourire Marika Skladan. Sa mère et elle sont venues purement par curiosité personnelle.
«J’étais contente d’avoir de l’information sur James Webb en français», précise-t-elle.
Il existe 28 clubs d’astronomie amateurs au Québec avec quelque 2000 membres.
Deux de ceux-ci ont fait la route de Laval pour assouvir leur soif de connaissances : «Avec Artemis II qui était beaucoup dans les médias, ça a créé une curiosité nouvelle.»
James Webb et les premières galaxies
Cet engouement autour de l’espace vient «simplement de la curiosité humaine», selon Nathalie Ouellette, astrophysicienne chargée des communications pour James Webb au Canada.
Durant la conférence, elle revient sur les prouesses du télescope et sur comment il a changé notre compréhension des galaxies.
«On a pu observer les toutes premières galaxies après le Bigbang et elles ne ressemblent pas à ce que l’on pensait», explique-t-elle.
Ces formations célestes sont plus grandes que les prévisions des astrophysiciens. «Ça remet en question notre modèle de formation des galaxies», soutient la scientifique.
Avec plus d’une centaine de personnes venues l’écouter, Nathalie Ouellette est certaine que la communauté québécoise est forte : «Je dirais que les astronomes amateurs les plus passionnés, c’est ceux du Québec.»

